Alors que le pays célèbre le Nouvel An lunaire, une période traditionnellement dédiée aux retrouvailles familiales, la fête a de nouveau été entachée par un incident meurtrier. Quelques jours seulement après un premier sinistre, une nouvelle catastrophe est survenue ce mercredi dans la province du Hubei, obligeant les autorités centrales à intervenir en urgence pour tenter d’endiguer une série noire qui inquiète au sommet de l’État.
Le drame s’est produit dans l’après-midi à Xiangyang. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, une violente explosion a ravagé un magasin de feux d’artifice. Si les équipes d’urgence sont parvenues à maîtriser l’incendie qui a suivi la déflagration, le bilan humain est particulièrement lourd. Les autorités locales confirment la mort d’au moins 12 personnes. Parmi les victimes figurent cinq enfants et sept adultes, incluant le propriétaire du commerce et des clients venus s’approvisionner pour les célébrations.
Ce nouvel accident mortel survient dans un contexte déjà tendu. Il fait écho à une explosion similaire survenue dimanche dernier dans la province du Jiangsu, qui avait coûté la vie à huit personnes et fait deux blessés. Dans ce précédent cas, l’enquête avait révélé qu’un résident avait allumé des engins pyrotechniques à proximité immédiate du bâtiment, déclenchant le drame.
Face à la répétition de ces événements tragiques, le ministère chinois de la Gestion des urgences a réagi fermement. Dans un communiqué, l’institution a qualifié les feux d’artifice de « plus grands risques durant la période de la Fête du Printemps » et a émis une directive claire aux gouvernements régionaux. L’objectif est de renforcer drastiquement la surveillance de l’industrie et de mener des évaluations complètes des risques pour « résolument prévenir » de nouveaux accidents.
Ces drames relancent la question de la sécurité autour de cette tradition millénaire, censée chasser le mauvais sort et attirer la prospérité. Si de nombreuses villes avaient imposé des interdictions strictes ces dernières années pour des raisons de sécurité et de qualité de l’air, certains gouvernements locaux avaient récemment assoupli ces règles au profit d’une utilisation réglementée.