Cheikh Mahi Niass au Darfour :  « L’ombre de Baye Niass dans la réconciliation des groupes »
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Cheikh Mahi Niass au Darfour : « L’ombre de Baye Niass dans la réconciliation des groupes »

Cheikh Mahi Niass, Khalife de Médina Baye, de retour triomphal du Soudan, la semaine dernière, où il a réussi une médiation à travers sa caravane de la paix, matérialisée par le dépôt des armes entre des tribus qui ne parlaient plus, depuis des lustres, dans L’Obs, s’est confié sur sa mission sacerdotale au Darfour, rythmée par des contraintes et autres risques…Mais éclairée par l’ombre de Baye Niass… 

Une mission prise au sérieux

« C’était risqué, mais les contraintes, il n’y en a pas eu véritablement. Parce qu’à notre arrivée, l’Etat soudanais a mis tous les moyens à notre disposition pour qu’on puisse réussir la mission. Au cours de mon périple également jusqu’au Darfour, considéré comme une zone hautement dangereuse, dans chaque région que j’ai foulée, c’est le gouverneur lui-même qui m’accompagnait. Pour dire que ma mission était prise au sérieux dans cette contrée où des milliers de morts ont été comptés depuis l’éclatement du conflit.

Parler de la présence du Khalife

« Surtout qu’au regard de la gravité des hostilités, le gouvernement soudanais ainsi que les Nations Unies avaient compris que cette instabilité risquait de se propager jusqu’au Tchad voisin pour ensuite affecter toute cette sous-région. Je me rappelle qu’à chacune des étapes de ma caravane, dans les différentes tribus, il suffisait seulement que les chefs entendent parler de la présence du Khalife de Cheikh Ibrahima Niass dans le territoire pour qu’ils consentent à déposer les armes.

L’ombre de Baye Niass

« A l’évocation du nom de leur guide spirituel, les rancœurs se dissipaient pour laisser place à la joie. Dans cette ferveur, les foules se déchaînaient autour de la caravane de paix comme dans un pays qui n’avait jamais connu de guerre. C’est dans cette ambiance de paix et d’union couverte par l’ombre de Baye Niass que j’ai réuni les groupes en conflit pour les réconcilier au nom de l’Islam ».

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