Ces détenus provisoires égyptiens promis à la mort

Le quotidien Al-Masri Al-Youm révèle les négligences des responsables des postes de police où les détenus sont gardés dans des conditions inhumaines. Ils sont nombreux à y décéder. Cette enquête exceptionnelle vient de recevoir le prix Samir Kassir pour la liberté de la presse.

Un couloir sombre. Aucune aération. L’air est saturé d’odeurs nauséabondes. On est le 13 mars 2014, au poste de police du quartier de Dar Al-Salam au Caire. A partir de 1 heure du matin, Achraf appelle au secours. Il continuera jusqu’au petit matin, jusqu’au moment où, soudainement, son corps se raidit. C’est à ce moment-là que tout le monde se met à tambouriner sur les portes pour alerter le policier de garde. Achraf est le quatrième détenu à mourir dans cette cellule en l’espace de trois mois. Depuis son arrestation, à la mi-mai 2013, pour “association de malfaiteurs”, il a passé neuf mois avec 45 autres détenus dans la même pièce.

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