Ce dirigeant en guerre ouverte avec Kiev se voit proposer par Donald Trump un rôle clé dans la reconstruction de Gaza

Alors que les tensions géopolitiques mondiales restent vives, notamment en Europe de l’Est, une initiative diplomatique venue de Washington tente de redessiner les alliances pour la gestion des crises au Moyen-Orient. La composition du futur organe de supervision voulu par la présidence américaine révèle une approche pragmatique qui ignore les lignes de fracture actuelles.

La diplomatie américaine, sous l’impulsion de Donald Trump, travaille à la mise en place d’une nouvelle architecture internationale baptisée « conseil de la paix ». Cette structure, destinée à résoudre les conflits mondiaux et à superviser la gouvernance ainsi que la reconstruction de Gaza, semble vouloir inclure des acteurs que l’Occident tente pourtant d’isoler sur d’autres fronts.

Une main tendue vers Moscou

Selon les informations rapportées par notre source, Al Jazeera, le président russe Vladimir Poutine a reçu une invitation formelle pour rejoindre ce conseil, présidé par Donald Trump lui-même. Cette démarche intervient alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année et que les perspectives d’un accord de paix sur le sol européen demeurent incertaines.

Le Kremlin a confirmé la réception de cette offre. Dmitry Peskov, porte-parole de la présidence russe, a déclaré aux journalistes que Moscou cherchait actuellement à « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington, sans toutefois préciser si Vladimir Poutine avait l’intention d’accepter ce siège. Il est à noter que le président biélorusse Alexandre Loukachenko, allié proche de Moscou, figurerait également sur la liste des invités.

Le dossier de Gaza au centre des préoccupations

L’objectif affiché de ce « conseil de la paix » est de mettre en œuvre un plan en 20 points conçu pour mettre fin à la guerre à Gaza. La structure envisagée se diviserait en trois niveaux de gouvernance, réunissant des représentants des États-Unis, de l’Europe et des pays arabes.

Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Des experts soulignent que l’organisation hiérarchique du conseil pourrait marginaliser l’autorité politique palestinienne. En plaçant des figures comme Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio ou l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair au sommet de la pyramide, tout en reléguant les représentants palestiniens à des tâches municipales au troisième niveau, le modèle proposé est perçu par certains observateurs comme une forme de gouvernance « néocoloniale ».

Un contexte diplomatique complexe

Cette invitation survient dans un moment de bascule pour la diplomatie russe au Moyen-Orient. Si Moscou a longtemps maintenu un équilibre entre Israël et les Palestiniens, le conflit actuel à Gaza et l’invasion de l’Ukraine ont poussé le Kremlin à resserrer ses liens avec l’Iran, s’éloignant progressivement de l’État hébreu.

Vladimir Poutine avait pourtant salué par le passé les efforts de Donald Trump, qualifiant en octobre dernier ses tentatives de résolution des crises de « travail considérable ». Il avait même ajouté que la réussite des ambitions de l’Américain constituerait un « événement historique ».

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