Ouvert vendredi à Ouagadougou, le procès de l’assassinat de l’ancienne ministre Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo a été renvoyé au 20 février pour permettre la préparation de la défense et la comparution de témoins clés.
Le procès très attendu de l’assassinat de Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo, du nom d’une ancienne ministre et députée, s’est ouvert vendredi 30 janvier, devant le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II, avant d’être immédiatement renvoyé au 20 février prochain, a constaté APA. Dès l’ouverture de l’audience, qui s’est déroulée dans une salle comble et une atmosphère de vive émotion, la défense a sollicité un report. Me Sosthène Dabiré, conseil du prévenu Wendpanga Yanick Bougouma, a justifié cette demande par la nécessité de prendre connaissance des pièces du dossier et de s’entretenir avec son client pour préparer sa ligne de défense. Cette requête n’a rencontré aucune opposition de la part de la partie civile. Me Prosper Farama, avocat de la famille de la victime, a marqué son accord pour ce renvoi, soulignant l’importance de garantir les droits de la défense pour un procès équitable.
Le tribunal a accédé à la demande des parties, fixant la reprise des débats au 20 février 2026. Ce délai devra également permettre la comparution de plusieurs témoins clés, absents lors de cette première audience.
Le prévenu, Wendpanga Yanick Bougouma, est poursuivi pour des faits d’une extrême gravité. Il était passé aux aveux lors de l’enquête préliminaire, après la découverte du corps de Mme Compaoré, une affaire qui avait suscité une immense onde de choc au Burkina Faso.
La justice est désormais attendue sur le fond de ce dossier pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame qui continue de mobiliser l’opinion publique nationale.