Burkina Faso : les dérives dangereuses des discours identitaires
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Les tensions ethniques prennent une tournure préoccupante au Burkina Faso, exacerbées par la circulation de pamphlets haineux ciblant la communauté peule. Selon un extrait relayé par Sud Quotidien, un tract incite à la violence en déclarant : « Opération 0 peulhs activé. Aucun peulh ne doit survivre. » Des mots alarmants qui rappellent les débuts du génocide rwandais, où des discours similaires avaient précédé la tragédie qui coûta la vie à près d’un million de personnes.
Ce contenu incendiaire est l’œuvre de factions soutenant la junte militaire au pouvoir, diffusé via des réseaux sociaux qui, comme le note Sud Quotidien, sont largement contrôlés par l’État dans un pays où les libertés sont restreintes.
Plus généralement, les discriminations ethniques et raciales s’installent insidieusement dans le monde entier, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Les immigrés, les Noirs ou encore les Musulmans en sont souvent les victimes, fréquemment stigmatisés pour des infractions commises par des individus issus de ces groupes. Des figures politiques telles que Donald Trump ou Viktor Orban ont déjà fait de leurs politiques anti-immigration un cheval de bataille, soulignant cette tendance globale troublante.
Contrairement aux pays du Nord, où la presse dévoile souvent ces discours de haine, forçant les politiques à réagir, le sujet semble tabou en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso et le Mali, par exemple, n’échappent pas à ce phénomène. Des associations d’autodéfense et parfois même l’armée s’en prennent aux Peuls, sous le prétexte qu’un leader jihadiste, Amadou Koufa, appartient à ce groupe ethnique. Cependant, ses prêches se focalisent sur des idéaux de réislamisation et de révolution sociale, une vision personnelle qui ne devrait pas condamner toute une ethnie.
À travers l’évocation de tragédies passées, telles que le massacre de 150 Peuls au Mali en 2019, Sud Quotidien souligne les risques d’embrasement civil liés à ces tensions. Ces événements soulignent la nécessité de vigilance face aux discours de haine et à la stigmatisation des minorités ethnico-culturelles dans une Afrique de l’Ouest au passé multiculturel complexe.
Le seul et unique RESPONSABLE de ce discour ethniciste qui commence à se voir au Sénégal c’est Macky Sall et ses nètèko bandoume ! Aliou Dimbirou Sow, Omar Sow, Farba Ngom, Malick Sall etc ….
Une raison pour nous les sénégalais de refuser l’ethnitisation du débat politique. Parlons des idées et des programmes pour sortir ce pays du gouffre. On est tous embarqué dans la même galère il faut que l’on se sert les coudes pour y arriver.