Blocage à Davos : la raison géographique surprenante qui a suspendu la signature du plan de 800 milliards pour l’Ukraine

Alors que les regards étaient tournés vers la rencontre diplomatique entre les émissaires américains et russes en Suisse, un accord majeur pour l’avenir de Kiev a été mis en attente. Ce report inattendu trouve sa source dans une tension diplomatique qui ne concerne pas directement le front de l’Est, mais une zone stratégique de l’Arctique convoitée par Washington.

Le Forum économique mondial de Davos devait être le théâtre d’une avancée significative pour l’Ukraine. Tout semblait prêt pour la signature d’un « plan de prospérité » évalué à 800 milliards de dollars, destiné à la reconstruction du pays. Pourtant, la cérémonie a été annulée à la dernière minute, laissant place à des interrogations sur la cohésion de l’alliance transatlantique.

Des discussions diplomatiques maintenues malgré le blocage

En marge de ce rendez-vous manqué, les canaux diplomatiques sont restés actifs. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, des représentants du futur président américain Donald Trump ont rencontré des émissaires du président russe Vladimir Poutine. Steve Witkoff, envoyé spécial des États-Unis, et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, se sont entretenus pendant plus de deux heures avec Kirill Dmitriev, représentant de Moscou.

Ces échanges, qualifiés de « très positifs » par la partie américaine, visaient à préparer une future rencontre entre Donald Trump, Vladimir Poutine et la délégation ukrainienne. Le Kremlin a d’ailleurs confirmé que ce projet figurait à l’agenda du président russe, soulignant l’importance pour Moscou de rester informé des discussions entre Washington et les capitales européennes.

L’ambition arctique qui divise l’OTAN

Cependant, c’est en coulisses que s’est joué le sort du plan de reconstruction. D’après le Financial Times, la signature a été déraillée par des tensions croissantes au sein de l’OTAN, provoquées par la volonté réitérée de Donald Trump d’acquérir le Groenland. Ce territoire autonome rattaché au Danemark fait l’objet de convoitises américaines pour des raisons de « sécurité », une position qui a refroidi les partenaires européens.

Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a dû intervenir publiquement pour tenter de recentrer les débats. Lors d’une table ronde à Davos, il a exhorté les alliés à ne pas laisser ce différend géographique détourner l’attention de l’urgence ukrainienne. « La priorité absolue doit rester l’Ukraine ; c’est crucial pour la sécurité européenne et américaine », a-t-il martelé, s’inquiétant d’une perte de focalisation alors que Kiev manque d’intercepteurs pour sa défense.

Zelenskyy reste à Kiev face aux frappes

Conséquence directe de ce flottement diplomatique, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a annulé son déplacement en Suisse. Il avait prévenu qu’il ne ferait le voyage que si les documents relatifs aux garanties de sécurité et au plan de prospérité étaient prêts à être signés. Face à l’absence d’accord finalisé, le chef d’État a choisi de rester à Kiev pour superviser les opérations de secours.

Sur le terrain, la situation demeure critique. La Russie a intensifié ses frappes de missiles et de drones, ciblant spécifiquement les infrastructures énergétiques de Kiev, Kharkiv et Dnipro. Alors que les températures sont négatives, des centaines de milliers d’Ukrainiens subissent des coupures d’eau et d’électricité. Les autorités locales ont rapporté de nouvelles victimes civiles à Kryvyï Rih, confirmant que l’urgence humanitaire ne permet aucun délai diplomatique.

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