Le Groupe de la Banque mondiale procède à un réajustement stratégique de sa direction en Afrique de l’Ouest. Dimanche 1er février, l’institution financière a officialisé la nomination d’un nouveau responsable pour ses opérations au Niger, avec pour mission de superviser un portefeuille d’investissements particulièrement dense.
C’est le Belge Johan A. Mistiaen qui a été choisi pour occuper ce poste de Représentant résident. Selon les informations relayées par Agence Afrique, ce cadre connaît bien les rouages de l’institution qu’il a rejointe en 2004, après avoir occupé plusieurs fonctions de direction sur le continent. Sa feuille de route consiste principalement à coordonner les interventions des différentes branches du Groupe, incluant la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).
La mission de Johan A. Mistiaen s’inscrit dans une logique de collaboration étroite avec les autorités nigériennes, les partenaires au développement ainsi que le secteur privé. Lors de sa prise de fonction, le nouveau responsable a affiché son ambition de « renforcer et enrichir » le partenariat avec Niamey, en mettant l’accent sur la mobilisation des ressources pour soutenir une croissance inclusive et la création d’emplois.
Les enjeux financiers liés à cette nomination sont considérables. Le portefeuille actif de l’Association internationale de développement (IDA) au Niger compte actuellement 23 opérations, dont 13 nationales et 10 régionales, représentant des engagements globaux d’environ 4,45 milliards de dollars. Ces fonds irriguent des secteurs essentiels tels que les transports, l’énergie, l’eau ou encore l’agriculture. De son côté, l’IFC gère un portefeuille de 50 millions de dollars, tandis que la MIGA supervise 2 millions de dollars d’engagements, notamment dans le secteur de l’argent mobile.