Le collectif des avocats de Mame Mbaye Niang a fait face à la presse pour exprimer sa position concernant la procédure de révision initiée dans le cadre de l’affaire de diffamation opposant leur client à l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko. Cette sortie médiatique visait à clarifier les aspects juridiques entourant cette démarche, jugée inopérante par la défense de l’ancien ministre.
Prenant la parole au nom du collectif, Me Oumar Youm a tenu à rappeler le parcours judiciaire du dossier, insistant sur le caractère définitif des décisions rendues. Selon les informations relayées par Sud Quotidien, l’avocat a souligné que le litige a été tranché successivement par un jugement du 30 mars 2023, confirmé par la Cour d’appel le 8 mai 2023, avant que la Cour suprême ne rejette le pourvoi le 4 janvier 2024. Pour la défense, la « vérité judiciaire » a été établie et l’autorité de la chose jugée doit s’imposer à toutes les parties.
Le point central de la contestation des avocats réside dans la nature de la pièce utilisée pour justifier cette demande de révision. Il s’agit d’un pré-rapport administratif datant de 2018, rédigé par un inspecteur aujourd’hui décédé. Me Oumar Youm conteste formellement la qualification de « pièce inconnue » attribuée à ce document au sens de la loi. Il précise que ce rapport n’a jamais été validé et ne saurait, par conséquent, constituer un élément nouveau suffisant pour remettre en cause des décisions de justice devenues irrévocables.
Au-delà de l’aspect technique, le collectif dénonce une procédure qu’il qualifie d’exceptionnelle et injustifiée. Les avocats de Mame Mbaye Niang estiment que ni les faits ni les lois n’ont évolué depuis la clôture du dossier. Ils alertent sur ce qu’ils considèrent comme une tentative d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire et appellent les magistrats à garantir la sécurité juridique en préservant l’autorité des arrêts rendus au nom du peuple sénégalais.