Au Palais du Peuple, la confirmation apportée par le président syrien sur le statut des citoyens kurdes

Une rencontre au sommet s’est tenue ce mardi au Palais du Peuple à Damas, marquant une étape significative dans les relations entre l’État syrien et la communauté kurde. Le président Ahmed al-Charaa a reçu une délégation du Conseil national kurde (ENKS) pour aborder la mise en œuvre de nouvelles dispositions légales concernant l’identité et les droits civiques.

Cette audience, qui s’inscrit dans un processus de reconnaissance politique et sociale, a permis de clarifier la position de l’exécutif sur l’intégration de cette composante de la population. Accompagné de sa délégation, le président de l’ENKS, Mohammed Ismaïl, a échangé directement avec le chef de l’État sur les garanties constitutionnelles offertes aux citoyens kurdes.

Lors des discussions, le président al-Charaa a tenu à rassurer ses interlocuteurs sur la pérennité des engagements de l’État. Il a souligné que Damas « reste attaché à son engagement de garantir les droits des citoyens kurdes dans le cadre de la Constitution ». Cette déclaration vient consolider une volonté politique d’apaisement et d’inclusion, formalisée récemment par des actes juridiques concrets.

La portée du décret n°13 sur la nationalité

Au cœur de cette dynamique se trouve le Décret n°13, signé le 16 janvier dernier par le président al-Charaa. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, ce texte législatif établit que « les citoyens kurdes syriens sont considérés comme une composante fondamentale et originelle du peuple syrien ».

La mesure phare de ce décret concerne la régularisation administrative d’une large partie de la population. Le texte prévoit en effet « l’octroi de la nationalité aux personnes d’origine kurde résidant sur le territoire syrien et non enregistrées dans la province d’Hassaké ». Au-delà du statut civil, ce cadre juridique ouvre également des droits spécifiques dans les domaines de l’éducation et de la culture, répondant à des revendications de longue date.

La délégation du Conseil national kurde a accueilli favorablement cette évolution législative. Ses représentants ont qualifié la signature de ce décret d’« étape cruciale vers le renforcement des droits et la préservation de l’identité culturelle et sociale », marquant ainsi une avancée notable dans le dialogue national.

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