Dans un climat post-euphorie marqué par le sacre continental des Lions, la réalité socio-économique reprend ses droits avec une acuité particulière. Alors que les autorités appellent les citoyens à la résilience et à la patience face à la cherté de la vie, une initiative gouvernementale récente vient heurter cette exigence de sobriété. Au cœur des débats : la distribution de titres de transport pour le pèlerinage aux Lieux Saints, dont l’orientation cible une frange spécifique de la classe politique au détriment des acteurs sociaux de terrain.
Selon une contribution publiée par notre confrère Le Quotidien, signée par Alioune Aw, l’attribution de ces billets pour La Mecque a été exclusivement dirigée vers des responsables de la « Coalition Diomaye Président ». Cette décision intervient dans un contexte où l’État exhorte pourtant les populations à des sacrifices quotidiens pour redresser la situation économique du pays.
Un privilège politique face à l’économie réelle
L’analyse de cette répartition révèle un décalage entre le discours officiel prônant la rupture et la pratique institutionnelle. Le geste est perçu par une partie de l’opinion non comme un acte d’équité nationale, mais comme une opération de communication politique. La critique principale repose sur l’exclusion systématique des segments productifs de la nation. Paysans, pêcheurs, enseignants, personnel soignant ou encore artisans — ces acteurs qui portent l’économie réelle et subissent l’inflation de plein fouet — se retrouvent écartés de cette reconnaissance symbolique et spirituelle.
L’oubli stratégique des délégués de quartier
Au-delà des corps de métiers, l’omission des délégués de quartier soulève une interrogation sur la stratégie de développement local. Reconnus par l’administration depuis le décret n°67-1249 du 15 novembre 1967, ces acteurs constituent l’interface directe entre l’État et les citoyens. Piliers de la mobilisation communautaire et de la cohésion sociale, ils demeurent pourtant les grands oubliés de ces gratifications, alors même que leur rôle est jugé crucial dans la mise en œuvre des politiques publiques de proximité.
Pour l’auteur de la tribune relayée par Le Quotidien, cette situation renvoie l’image d’une gouvernance où le mérite national semble se limiter à l’appartenance partisane. Dans un Sénégal qui aspire à la justice sociale et à l’égalité des chances, la persistance de privilèges ciblés vers les cercles politiques, au moment où la solidarité nationale est invoquée, apparaît comme une contradiction majeure avec les promesses de changement systémique.
Pfff, pauvres hyprocrytes. Je suis contre pastef et diomaye mais les tribunes du Quotidien sont nauséabondes pour l’image des vrais journalistes. Ou était ce monsieur lorsque le bamboula financier de macky sall était la norme dans la société?