Au Maroc, le « droit du sel » une récompense offerte aux femmes à la fin du Ramadan, tandis qu’au Sénégal, le « soukaru koor » devient un fardeau

Le Ramadan est célébré pendant un mois dans tous les pays musulmans. C’est un mois de partage, de générosité et de solidarité entre communautés. Il est un mois spécial pour certaines femmes musulmanes au Sénégal, qui partagent de bons ndogou préparés. Au Maroc, le « droit du sel » est une récompense offerte aux femmes à la fin du Ramadan, tandis qu’au Sénégal, le « soukaru koor » peut parfois devenir une source de division sociale.

Ancrée dans la culture sénégalaise, la tradition du « Soukeurou koor » était autrefois un simple geste destiné aux plus démunis et à la famille. Aujourd’hui, c’est devenu une affaire sociale très onéreuse et superficielle, poussant certaines femmes à rivaliser afin d’obtenir les bonnes grâces de la belle-famille en leur offrant des cadeaux de tout genre : paniers garnis, tissus, argent, bijoux.

Contrairement au Maroc, où le « droit du sel » est une récompense offerte aux femmes à la fin du Ramadan. Au Maghreb, alors que le Ramadan s’achève avec la fête de l’Aïd, le mari doit offrir un cadeau à son épouse, en reconnaissance de ses efforts et talents culinaires durant le mois sacré. C’est le « droit du sel », une tradition répandue au Maroc qu’il faut préserver.

 »Le droit au sel est une reconnaissance des efforts fournis par la femme pendant le mois du ramadan, compte tenu du travail et des responsabilités qu’elle assume à la maison, comme la préparation des repas pour l’iftar et le suhoor. C’est pourquoi nos ancêtres avaient pour habitude d’offrir un cadeau à leur épouse à la fin du ramadan. C’est également ce que je fais, et j’essaie de préserver cette tradition afin d’encourager nos enfants à la perpétuer avec leurs épouses à l’avenir.  », explique Hassan El Fezouati, retraité.

Mais pour son épouse, le ‘’droit du sel’’ n’est pas forcément synonyme de cadeau. Une expression empreinte d’amour serait suffisante pour procurer de la joie.

 »Je me sens heureuse quand je prépare à manger, que ce soit pour mes enfants ou pour des invités. Quant au cadeau du « droit du sel », pour moi, il représente de la reconnaissance et de la joie, quel que soit le type de cadeau. Il n’est pas nécessaire que ce soit quelque chose d’important ; même un mot gentil peut suffire. », affirme Batoul Ramzi, femme au foyer de Rabat.

Ajoutant,  »Ce qui compte le plus, c’est un geste ou des mots qui expriment de la reconnaissance envers les femmes. »

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