Au-delà des débrayages, la stratégie de blocage administratif déployée par le SAEMSS jusqu’au 20 février

Le bras de fer se durcit de nouveau dans le secteur de l’éducation nationale. Alors que le cycle de perturbations semblait marquer le pas, le Syndicat autonome des enseignants du moyen et du secondaire du Sénégal (SAEMSS) réactive la mobilisation avec une intensité accrue. Ce quatrième plan d’action du G7, qui s’étend sur une dizaine de jours en ce mois de février 2026, ne se limite pas à une cessation de travail classique : il intègre des mesures de boycott ciblant directement le fonctionnement administratif et pédagogique des établissements.

Le calendrier dévoilé par le syndicat couvre la période du mardi 10 au vendredi 20 février 2026. La stratégie repose sur une alternance entre débrayages matinaux et grèves totales, visant à paralyser le système éducatif sur deux semaines consécutives.

Le mouvement débute ce mardi 10 février avec un débrayage à partir de 9 heures, suivi dès le lendemain, mercredi 11 février, par une grève totale. Après une pause en fin de semaine, la mobilisation reprendra le mercredi 18 février selon le même schéma horaire : abandon des classes à 9 heures, cette fois couplé à des rassemblements devant les Inspections d’académie (IA) à travers le pays. La journée du jeudi 19 février sera marquée par une nouvelle grève totale.

Pour clore cette séquence, le vendredi 20 février, les enseignants observeront une « présence passive » dans les établissements, matérialisée par le port de brassards rouges, signalant leur mécontentement sans dispenser de cours.

Au-delà de l’absence dans les salles de classe, ce plan d’action vise à bloquer la machine administrative et évaluative. Selon nos informations, confirmées par Emedia, le SAEMSS a décrété le boycott systématique des évaluations et des compositions. Cette mesure s’étend également aux activités des cellules d’animation pédagogique ainsi qu’aux cours d’éducation physique et sportive.

Le mot d’ordre touche par ailleurs un maillon sensible de la chaîne éducative : la formation initiale. Les élèves-maîtres sont directement concernés par ce blocage, le syndicat ayant inclus l’arrêt de leur encadrement dans sa plateforme revendicative. L’objectif affiché par l’organisation syndicale reste d’accentuer la pression sur les autorités de tutelle pour obtenir la satisfaction de revendications jugées prioritaires.

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