Une opération d’envergure menée par la Brigade de Recherches de Keur Massar a abouti à l’interpellation d’une douzaine de personnes en ce début du mois de février 2026. L’enquête, initiée sur la base de renseignements précis concernant des comportements sanitaires à haut risque, a permis de mettre au jour un réseau impliqué dans des faits graves de mise en danger de la vie d’autrui. Les investigations révèlent l’existence d’un système de rencontres organisé, facilitant la propagation délibérée d’une pathologie lourde.
Tout est parti d’une information parvenue aux forces de l’ordre signalant les agissements suspects d’un individu. Selon nos sources, confirmant les éléments rapportés par Emedia, cet homme était soupçonné d’entretenir des relations sexuelles non protégées alors qu’il se savait porteur d’une infection virale chronique. La Brigade de Recherches a immédiatement ouvert une enquête pour vérifier la véracité de ces allégations, menant à l’interpellation du suspect principal le 4 février dernier.
Le rôle central des groupes de discussion
Une fois entre les mains des enquêteurs, le mis en cause a été soumis à un dépistage sur réquisition à personne qualifiée. Le certificat médical a confirmé sa séropositivité au VIH. Face à l’évidence scientifique, l’homme est passé aux aveux lors de son audition. Il a reconnu être pleinement conscient de son statut sérologique et a admis avoir volontairement contaminé une dizaine de personnes.
L’exploitation de son téléphone a permis de comprendre le mécanisme de recrutement des partenaires. Le suspect utilisait activement des groupes WhatsApp pour entrer en contact avec ses cibles. C’est par ce canal numérique que les rendez-vous étaient fixés, permettant la multiplication des rapports sexuels non protégés avec des partenaires de sexe masculin, caractérisant ainsi les infractions d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH.
Une chaîne de contamination volontaire
Les investigations ne se sont pas arrêtées à ce premier suspect. Le même jour, deux de ses partenaires identifiés ont été interpellés. Lors de leur interrogatoire, ces derniers ont également déclaré connaître leur statut séropositif. Malgré cette connaissance, ils ont reconnu avoir poursuivi des relations intimes sans protection avec d’autres personnes, élargissant ainsi le cercle potentiel de contamination.
La poursuite des investigations a permis d’étendre le coup de filet. Cinq autres individus ont été arrêtés le 5 février, suivis de quatre autres le 6 février. Au total, ce sont douze personnes de nationalité sénégalaise qui sont actuellement aux arrêts pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui.
Le bilan sanitaire provisoire établi par les tests de dépistage effectués sur le groupe est préoccupant : six des personnes interpellées sont confirmées séropositives, quatre sont séronégatives, et deux sont en attente de confirmation médicale. La Gendarmerie nationale poursuit ses investigations pour démanteler l’intégralité de ce réseau et situer toutes les responsabilités.