Au cœur du dispositif de reconstruction de Gaza, l’identité du nouveau membre validé par Washington soulève la question de l’impartialité

La mise en œuvre de la seconde phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza s’accélère avec la structuration des organes de gouvernance prévus par la Maison Blanche. Alors que les discussions se poursuivent sur l’avenir de l’enclave, la composition de l’entité chargée de superviser la reconstruction commence à se dessiner, confirmant la place prépondérante accordée aux acteurs directs du conflit.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a officiellement accepté l’invitation du président américain Donald Trump à rejoindre le « Board of Peace » (Conseil de la Paix). L’annonce a été faite ce mercredi par le bureau du dirigeant israélien via les réseaux sociaux, marquant une étape décisive dans l’application des protocoles diplomatiques élaborés par Washington.

Cette nouvelle instance, telle qu’imaginée par l’administration Trump, a pour vocation de piloter l’ensemble des mécanismes de redressement de la bande de Gaza. Le « Board of Peace » devra notamment superviser le renforcement des capacités de gouvernance, la gestion des relations régionales, ainsi que l’attraction des investissements et la mobilisation des capitaux nécessaires à la reconstruction des infrastructures détruites.

Si de nombreux dirigeants mondiaux ont été conviés à siéger au sein de cet organisme, l’intégration de Benjamin Netanyahu ne manque pas de soulever des interrogations sur l’équilibre de la structure. Notre source indique que cette participation alimente les inquiétudes concernant l’objectivité du conseil, d’autant que sa composition et sa direction restent sous le contrôle direct de Donald Trump. La présence du chef du gouvernement israélien au cœur du dispositif censé gérer l’après-guerre place de fait l’un des belligérants en position d’arbitre sur les dossiers de financement et de réhabilitation.

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