Assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi en Libye : la justice acte une mesure décisive contre le commando de Zintan.

L’enquête sur la mort violente de Saïf al-Islam Kadhafi, survenue en février dernier, connaît une accélération notable. Les autorités judiciaires libyennes ont officiellement acté une nouvelle phase dans la traque des membres du groupe armé ayant attaqué la résidence de l’ancien candidat à la présidentielle.

Comme le rapporte l’Agence Afrique, le bureau du Procureur général libyen a annoncé dans la soirée du 5 mars avoir identifié et émis un mandat d’arrêt contre trois suspects directement impliqués dans ce meurtre. Cette décision judiciaire marque l’aboutissement des procédures préliminaires et d’une minutieuse collecte de preuves menée sur le terrain.

Pour l’heure, les services du Procureur général maintiennent une stricte confidentialité sur le profil des individus ciblés. Ni l’identité ni la nationalité de ces trois suspects n’ont été communiquées, préservant ainsi le secret de l’opération en cours.

Notre rédaction rappelle que l’assassinat s’est déroulé le 3 février à Zintan, une localité située à environ 136 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Tripoli. D’après les détails factuels fournis par le parquet, quatre hommes armés ont pris d’assaut la résidence de la victime. Les assaillants ont attendu Saïf al-Islam Kadhafi avant de l’acculer dans un espace étroit de la cour, lui coupant toute possibilité de fuite, pour ensuite l’abattre d’une rafale de balles.

Ce meurtre a mis un terme définitif au parcours de l’un des fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, lui-même tué en 2011. Avant sa mort, Saïf al-Islam Kadhafi avait tenté de revenir sur la scène politique en se portant candidat à la prochaine élection présidentielle en Libye, une démarche qui s’était soldée par le rejet de son dossier par la Haute Commission électorale nationale.

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