La disparition brutale de l’une des figures les plus controversées de l’ère post-révolutionnaire libyenne ouvre un nouveau chapitre judiciaire. Alors que les circonstances exactes de la mort du fils de l’ancien guide libyen restaient jusqu’ici dominées par les déclarations de son entourage, les autorités judiciaires ont officiellement pris le dossier en main pour faire la lumière sur les événements survenus dans le nord-ouest du pays.
Le bureau du procureur général de Libye a formellement annoncé, ce mercredi, l’ouverture d’une enquête sur la mort de Saif al-Islam Kadhafi. Cette procédure vise à établir les responsabilités pénales derrière ce que ses partisans qualifient d’exécution ciblée. Pour mener à bien ces investigations, des experts en médecine légale ont été dépêchés à Zintan, localité où le drame s’est produit, avec pour mission première de collecter les preuves matérielles sur la scène de crime.
Selon les éléments communiqués par le parquet et relayés par Al Jazeera, la cause du décès ne fait aucun doute : la victime a succombé à des blessures par balle. L’instruction se concentre désormais sur l’identification des suspects. Dans son communiqué, le bureau du procureur précise que les enquêteurs cherchent activement à « parler aux témoins et à toute personne susceptible d’éclairer l’incident ».
**Un scénario d’attaque préméditée**
Les premiers éléments contextuels fournis par l’équipe politique du défunt décrivent une opération commando. D’après leurs déclarations, « quatre hommes masqués » auraient pris d’assaut la résidence de Saif al-Islam. Les assaillants auraient pris le soin de désactiver les caméras de surveillance de la propriété avant de passer à l’acte, une manœuvre décrite par l’entourage de la victime comme une « tentative désespérée de dissimuler les traces de leurs crimes odieux ».
Toujours selon cette version, Saif al-Islam aurait tenté de s’opposer physiquement à ses agresseurs avant d’être abattu dans ce que ses proches dénoncent comme un « assassinat lâche et perfide ».
**Un acteur clé de l’ancien régime**
Bien qu’il n’ait jamais occupé de poste officiel au sein du gouvernement, Saif al-Islam était considéré comme le numéro deux de facto du régime de son père, Mouammar Kadhafi, des années 2000 jusqu’au soulèvement de 2011. Cette révolte avait mis fin à 42 ans de règne et conduit à la mort du guide libyen.
Capturé par une milice à Zintan fin 2011 alors qu’il tentait de fuir vers le Niger voisin après la chute de Tripoli, Saif al-Islam avait passé six années en détention. Il avait recouvré la liberté en 2017 à la faveur d’une loi d’amnistie, choisissant de demeurer résident à Zintan jusqu’à ces événements fatals.
A vrai dire car tuer gratuitement comme sa si le procureur général ne sautosaisie pas certainement y’aura d’autres cibles et puis c’est une honte pour ces commandos sensés garder le peuple commet des crimes