La tension monte d’un cran dans le Golfe Persique, où les déclarations martiales se succèdent entre Washington et Téhéran. Alors que l’administration américaine communique sur un déploiement militaire d’envergure dans la région, la réponse des autorités iraniennes ne s’est pas fait attendre. Loin de céder à la panique, le commandement militaire de la République islamique livre une interprétation bien précise de ces manœuvres, y voyant une stratégie qui dépasse le simple cadre militaire.
Le président américain Donald Trump a récemment indiqué sur les réseaux sociaux qu’une vaste « armada » faisait route vers l’Iran. Cette annonce, couplée à un appel à l’ouverture immédiate de négociations, a immédiatement alimenté les spéculations sur l’imminence d’une confrontation armée. C’est dans ce contexte électrique que le général de brigade Ahmad Vahidi, numéro deux des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a pris la parole pour clarifier la position de Téhéran.
Selon les propos rapportés par l’agence Anadolu, citant l’agence Mehr, le haut gradé iranien rejette la perspective d’une menace militaire conventionnelle immédiate. Pour le général Vahidi, ce déploiement naval s’apparente avant tout à une « guerre psychologique ». Il estime que les mouvements américains visent à « créer un sentiment de guerre imminente » dans le but d’influencer l’opinion publique et de déstabiliser le pays de l’intérieur.
Le responsable militaire a mis en garde contre ce qu’il qualifie de « piège », affirmant que les activités de l’Iran ne doivent pas être perturbées par ces campagnes d’influence. Il a souligné que ce renforcement de la présence navale américaine « n’a rien de nouveau » et doit être analysé sous le prisme de la pression psychologique plutôt que celui de l’opérationnel pur.
Sur le terrain, les forces armées iraniennes maintiennent un niveau de vigilance maximal. Ahmad Vahidi a assuré que les troupes se trouvent « dans un excellent état de préparation » et que « tous les mouvements de l’ennemi font l’objet d’une surveillance et d’un suivi permanents ». Cette passe d’armes verbale intervient dans un climat régional déjà lourd, marqué par le conflit de douze jours survenu en juin 2025 entre Israël et l’Iran, durant lequel des échanges de tirs de missiles et de drones avaient précédé un cessez-le-feu annoncé par Washington.