ANAMO : Des assistantes dénoncent un « licenciement déguisé » et interpellent le sommet de l’État

Une atmosphère de crise règne au sein de l’Agence nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO) où quatre assistantes dénoncent une mise à l’écart brutale et injustifiée. Ces employées, dont certaines servent l’institution depuis plus d’une décennie, accusent la direction d’avoir orchestré un licenciement déguisé sous couvert de difficultés économiques.

Les faits se sont accélérés ce 9 janvier lorsque l’accès aux bureaux a été refusé aux concernées. Titulaires de Contrats à Durée Indéterminée (CDI) et affectées à des services stratégiques tels que la planification, le contrôle de gestion ou la direction financière, ces dames qualifient la procédure d’illégale. Selon les informations relayées par Emedia, la déléguée du personnel figure parmi les employées visées par cette mesure de chômage technique sans salaire. Elles pointent du doigt une violation flagrante des procédures, notant que la décision aurait été entérinée en l’absence du Directeur général, ce dernier étant indisponible jusqu’à la mi-janvier.

La genèse du conflit remonterait à la veille des fêtes de fin d’année. D’après le témoignage de Madame Salmane Diallo, assistante du directeur de la planification, tout a débuté par un appel le 24 décembre évoquant une recommandation du Conseil de surveillance pour réduire le personnel. Les employées décrivent des pressions exercées par un conseiller technique pour leur faire signer un protocole d’accord préétabli, sous la menace d’une mise en chômage immédiate. Ayant refusé de parapher le document en l’absence de garanties formelles, elles ont finalement reçu une notification par voie d’huissier actant leur mise en chômage technique, en contradiction avec l’objet du document qui mentionnait un « redéploiement interne ».

Face à l’argument des « raisons économiques » avancé par la direction, les plaignantes opposent la réalité de la gestion de l’agence. Elles soulignent que les salaires sont versés à date échue, que les avantages sociaux ont augmenté et que des recrutements de stagiaires se poursuivent. Jugeant cette gestion arbitraire, elles ont saisi les autorités compétentes, notamment le ministre de la Formation professionnelle et le Premier ministre. Elles en appellent désormais à l’arbitrage du Président Bassirou Diomaye Faye pour rétablir ce qu’elles considèrent comme leurs droits bafoués.

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