Aly Bathily s’appuie sur le contenu exact de la décision du 22 janvier pour déconstruire l’argumentaire de fin de crise avancé par la direction de l’ASER

La controverse autour de la gestion de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) connaît un nouveau développement. Alors que la direction générale de l’agence a récemment communiqué sur une décision de justice pour signifier la fin du contentieux, la coordination RV France, par la voix d’Aly Bathily, apporte une lecture juridique radicalement différente, soulignant que le fond du dossier financier reste entier.

L’affaire des 37 milliards de francs CFA destinés à l’électrification rurale ne semble pas close, contrairement aux assurances données par les responsables actuels de l’agence. Dans une sortie médiatique relayée par IGFM, Aly Bathily, coordinateur de la République des Valeurs (RV) en France, a tenu à rectifier ce qu’il qualifie de « manipulation assumée de l’opinion ». Au cœur de cette divergence se trouve l’interprétation de l’arrêt rendu le 22 janvier 2026 par la Cour suprême.

Une distinction juridique sur la nature de l’arrêt

Selon les précisions apportées par M. Bathily, la communication du Directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, repose sur une confusion entre la forme et le fond. Si une décision a bien été rendue par la haute juridiction, elle ne porte nullement sur la régularité de l’utilisation des fonds publics. « La Cour suprême n’a jamais statué sur le fond du marché ni sur la gestion des 37 milliards, mais uniquement sur un recours pour excès de pouvoir dirigé contre l’ARCOP », a-t-il précisé.

Pour la coordination RV France, transformer cette décision administrative et technique en une « absolution politique » constitue une tentative de diversion. L’argumentaire développé insiste sur le fait que la levée des obstacles juridiques administratifs ne répond pas à la question centrale de la destination des fonds décaissés.

La persistance des procédures judiciaires

Au-delà de la bataille de communication, la réalité judiciaire suit son cours. Aly Bathily a rappelé que la plainte déposée par le député Thierno Alassane Sall est toujours active au niveau du Pool judiciaire financier. Les investigations, menées par la Section de recherches de la gendarmerie, continuent d’examiner les mouvements financiers incriminés. « Cette affaire n’est pas née d’une rumeur, encore moins d’une cabale. Elle a été révélée, documentée et portée sur la place publique », a insisté le coordinateur.

Le constat dressé sur le terrain demeure, selon nos informations, le point central de l’accusation : un an après le début supposé des travaux et la levée des blocages de l’ARCOP en février 2025, le taux d’exécution est jugé « dramatiquement faible » alors que les décaissements ont été effectués.

Interrogations sur la chaîne de responsabilité

La sortie d’Aly Bathily met également en lumière les contradictions internes à la gestion du dossier, notamment la réclamation publique de 27 milliards à l’entreprise AEE Power Sénégal par la direction de l’ASER elle-même. Pour le coordinateur, cette démarche place le Directeur général dans une position intenable : soit la demande est fondée et la justice devrait être saisie, soit elle ne l’est pas et sa mention devient suspecte.

La critique s’étend enfin à la sphère gouvernementale, la coordination dénonçant une intervention du Premier ministre visant à « blanchir publiquement » un responsable administratif alors qu’une enquête est en cours. Une posture que M. Bathily juge incompatible avec l’exigence de reddition des comptes promise aux citoyens.

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Un commentaire

  1. Tidy Alyancien do a dud des hlm parti en France par la grace de spa cousins qu,I’ll a marie%
    Acupuncture diploma a son actin!!! Nawettane la done genre soul camouflage bough Niki Maddy sonnal

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