Alors que les athlètes seront exemptés, l’obstacle administratif redouté par les officiels africains pour les JO de Los Angeles

La préparation des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 soulève déjà des interrogations majeures au sein des instances sportives internationales. Lors d’une récente conférence du Comité international olympique (CIO), plusieurs dirigeants africains ont exprimé leurs vives préoccupations concernant les conditions d’accès au territoire américain. Si le volet sportif semble maîtrisé, la question administrative, particulièrement celle des visas pour les délégations non sportives et les supporters, cristallise les inquiétudes à deux ans et demi de l’échéance.

**Une inquiétude portée par les voix africaines**

Selon les informations relayées par Sud Quotidien, la délégation de Los Angeles, première ville hôte à présenter l’état de ses préparatifs, a fait face à des questions directes émanant de représentants du continent. Dagmawit Girmay Berhane, membre éthiopienne du CIO, a interpellé les organisateurs sur la garantie d’un « accès égal » aux États-Unis pour l’ensemble des participants.

Le cœur du problème réside dans la disparité de traitement prévue par les autorités américaines. Si le gouvernement a promis des exemptions de visa pour les athlètes, ce privilège ne s’étend pas automatiquement aux encadreurs, aux officiels et aux supporters. Lydia Nsekera, représentante du Burundi au CIO, a qualifié cette incertitude de « grande inquiétude pour tout le monde », soulignant que même les responsables d’équipes pourraient se heurter aux barrières administratives strictes de Washington.

**Le spectre des restrictions politiques**

Bien que le nom de Donald Trump n’ait pas été explicitement prononcé lors des échanges, l’ombre des politiques migratoires restrictives plane sur l’organisation. L’administration américaine précédente avait imposé des interdictions de voyager touchant plusieurs nations, dont le Zimbabwe, pays d’origine de la présidente du CIO, Kirsty Coventry. Casey Wasserman, président du comité d’organisation de L.A. 2028, a tenté de rassurer l’assistance en affirmant que les États-Unis prendraient ces réalités géopolitiques « au sérieux » pour y faire face directement.

**Le modèle de Paris 2024 cité en exemple**

Face à ces défis, les responsables africains ont proposé des solutions concrètes basées sur des expériences récentes. Aïcha Garad Ali, membre du CIO pour Djibouti, a suggéré la nomination d’un « ambassadeur des visas », un dispositif qui avait facilité les démarches lors des Jeux de Paris pour les résidents africains.

En réponse, Gene Sykes, président du comité olympique américain, a indiqué que le département d’État disposait déjà d’un bureau dédié à ces questions. Il a par ailleurs précisé que la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, servirait de test grandeur nature pour optimiser le traitement des flux de visiteurs étrangers avant l’échéance olympique.

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