Alors que 20 000 patients attendent à Gaza, l’unique condition fixée par Israël pour débloquer le passage de Rafah

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a de nouveau élevé la voix mardi depuis le siège de l’organisation à New York. Au cœur de son intervention : l’urgence absolue de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et, surtout, de permettre l’évacuation des blessés hors de l’enclave palestinienne. Une demande qui se heurte à une réalité complexe sur le terrain, où les mouvements via le passage frontalier avec l’Égypte restent soumis à des restrictions drastiques.

**Un goulot d’étranglement aux conséquences sanitaires lourdes**

La situation au point de passage de Rafah illustre le fossé entre les annonces et la réalité opérationnelle. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le rythme des évacuations médicales est très en deçà des prévisions. Mardi, seuls 16 Palestiniens ont été autorisés à franchir la frontière vers l’Égypte pour recevoir des soins. La veille, ce chiffre n’était que de cinq personnes.

Ce volume de passage contraste nettement avec les engagements officiels israéliens, qui évoquaient l’autorisation de voyage pour 50 Palestiniens dans chaque direction. Hind Khoudary, correspondante d’Al Jazeera présente à Khan Younès, rapporte qu’aucune explication n’est fournie pour justifier ces délais administratifs qui ralentissent considérablement le processus.

**L’enjeu des captifs au cœur du blocage**

Derrière ces lenteurs administratives se dessine un bras de fer politique précis. Le passage de Rafah devait théoriquement rouvrir à la mi-octobre dans le cadre de la première phase d’un accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis. Cependant, l’application de cette mesure reste conditionnée par les autorités israéliennes.

Tel-Aviv refuse l’ouverture complète du passage tant que les dépouilles des captifs décédés détenus à Gaza ne sont pas restituées. Le dernier transfert de ce type a eu lieu le 26 janvier, mais depuis, le mécanisme semble grippé, maintenant le point de passage quasi-fermé depuis près de deux ans, à l’exception de rares ouvertures.

**Une attente vitale pour 20 000 patients**

Les conséquences de ce blocage sont directes pour les civils. Environ 20 000 personnes attendent actuellement à Gaza une évacuation médicale urgente. Les infrastructures sanitaires locales, largement détruites, ne peuvent plus prendre en charge les pathologies lourdes ou les blessures de guerre complexes.

Le cas de Shadi Soboh, 37 ans, illustre cette détresse. En attente d’une greffe osseuse, il patiente depuis dix mois malgré l’obtention d’une autorisation de voyage. « Attendent-ils que ma jambe soit amputée ? », s’est-il interrogé, interpellant la communauté internationale et le mécanisme de supervision de la reconstruction mis en place par le président américain Donald Trump.

**Tensions persistantes malgré le « cessez-le-feu »**

Parallèlement aux difficultés d’évacuation, la sécurité sur le terrain reste précaire. Un jeune Palestinien de 19 ans a été tué par des tirs des forces israéliennes près de Khan Younès, dans une zone pourtant éloignée du contrôle militaire direct d’Israël. Selon le ministère de la Santé de l’enclave, ce décès porte à 529 le nombre de Palestiniens tués dans des attaques depuis l’entrée en vigueur théorique du cessez-le-feu à la mi-octobre.

Muhammad Abu Salmiya, directeur de l’hôpital al-Shifa de la ville de Gaza, a averti que sans l’entrée urgente de fournitures médicales et l’évacuation des patients, le maintien du blocus équivaut à une « condamnation à mort » pour les blessés et les malades chroniques.

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2 commentaires

  1. Les Arabes, un peuple maudit par dieu. 475 millions d’arabes rt ils sont meme pas capable de s’unir pour faire une guerre totale meme s’il le faut de 50 ans et vaincre les juifs. Un peuple de 475 millions de personnes qui demande une ouverture de passage a un peuple de moins de 8 millions ils sont maudit….

  2. Cest des racistes et des etres ignoble. Jai arrete de supporter les Palestiniens quand j’ai appris que il avait a Gaza un quartier noir appele Abd le quartier des esclaves. La sistuation des noirs en Irak est beaucoup plus triste encore.

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