Le ministre de la Communication, Alioune Sall, a dressé un état des lieux sans concession de la connectivité au Sénégal. Selon lui, le pays compte actuellement 500 zones blanches, 800 localités où la connectivité est insuffisante et près de 1 000 localités totalement dépourvues d’internet, touchant environ 7 millions de Sénégalais.
« Nous vivons la fracture numérique au quotidien », a-t-il souligné, tout en reconnaissant l’investissement important des opérateurs téléphoniques. Pourtant, le taux de pénétration de l’internet fixe reste limité : moins de 40 % en 2026.
Face à ce constat, le gouvernement affiche une ambition forte : atteindre la connectivité universelle en 24 mois. Pour ce faire, il suit un processus rigoureux, notamment pour l’arrivée de Starlink, tout en respectant la réglementation et les normes de protection des données personnelles.
L’objectif affiché est ambitieux : « chaque parcelle de terre au Sénégal doit disposer d’internet ». Dans ce cadre, l’État prévoit de doter un million de Sénégalais d’un accès gratuit à internet, et d’assurer la couverture là où il y a de l’électricité.
Le ministre insiste : « Starlink est un outil, pas une fin en soi. Aucun Sénégalais ne doit rester au bord de la route numérique ». Enfin, il a rappelé la nécessité de renforcer la cybersécurité, un défi majeur à combler dans ce processus.