L’affaire impliquant Softcare n’aurait jamais dû dépasser le cadre d’un contrôle sanitaire classique. Elle s’est pourtant transformée, en l’espace de quelques semaines, en conflit politique interne, révélant un malaise profond dans la gouvernance administrative : la difficulté à arbitrer sereinement entre expertise, décision et communication lorsque des rapports de force s’installent.
Il est important de le préciser d’emblée : le présent texte ne vise pas à défendre une entreprise en tant que telle, mais à interroger le respect des règles de l’État, la protection de l’intérêt général et la crédibilité de l’action publique. Lorsqu’un dysfonctionnement institutionnel apparaît, ce sont toujours les citoyens qui en paient le prix.
Ce glissement progressif du technique vers le politique a produit une situation paradoxale : une entreprise industrielle sénégalaise, historiquement engagée dans la production locale et l’emploi, se retrouve aujourd’hui victime collatérale de luttes de pouvoir qui la dépassent.
Quand un dossier technique devient un instrument politique
À l’origine, la procédure était claire : inspection, rapport technique, mesures correctives, puis communication. Il faut le rappeler sans ambiguïté : le contrôle sanitaire est légitime et indispensable. Il protège les citoyens et garantit la qualité des produits mis sur le marché.
Ce qui pose problème dans l’affaire Softcare, ce n’est donc pas le contrôle, mais sa politisation.
La séquence normale a été inversée. La communication est intervenue avant la stabilisation complète des faits, créant une confusion durable et ouvrant la voie à une interprétation politique du dossier.
Dans un contexte de forte exposition médiatique, parler vite, c’est souvent prendre l’avantage. Celui qui communique en premier impose un cadre de lecture, parfois avant même que l’expertise ne soit achevée. C’est ainsi que l’affaire Softcare s’est progressivement déplacée du terrain sanitaire vers celui du rapport de force administratif.
La fracture État / inspecteurs : quand l’expertise refuse d’être instrumentalisée
La prise de parole publique des pharmaciens inspecteurs marque un tournant. En contestant un communiqué officiel qu’ils estiment non conforme à la réalité de leur mission, ils ont mis en évidence une rupture grave entre l’expertise technique et la communication administrative.
Ce geste n’est pas anodin. Il traduit le sentiment que leur travail aurait été utilisé pour servir une narration préétablie, alors même que le rapport officiel n’était ni finalisé ni validé.
À partir de là, l’affaire change de nature : ce n’est plus seulement un débat sanitaire, mais un désaccord sur l’exercice même du pouvoir administratif.
Le cas M. Diallo : quand un incident sanitaire devient un levier de pouvoir politique
En prenant la parole avant la validation des rapports d’inspection, M. Diallo a imposé un tempo, transformant un dossier technique en acte d’autorité politique.
Cette stratégie permet :
– un renforcement de l’autorité personnelle,
– une visibilité accrue dans l’espace public,
– une mise sous pression de l’expertise,
– une redéfinition du rapport hiérarchique au sein de l’administration.
Cette personnalisation du dossier s’est encore accentuée lorsque M. Diallo a publiquement déclaré dans la presse que l’issue de cette affaire devait se solder par une rupture radicale : « soit c’est moi qui dois sauter, soit c’est le Directeur général de l’ARP ».
M. Diallo s’est adressé à plusieurs médias pour essayer de se faire passer pour un héros national et promouvoir le culte de sa personnalité.
En assumant publiquement ces propos, M. Diallo revendique une posture de lanceur d’alerte solitaire, prêt à assumer des sanctions au nom de la protection de la santé publique.
Cependant, cette séquence soulève une question institutionnelle majeure : lorsqu’un responsable administratif pose un ultimatum public à son institution, lorsque la communication précède les procédures, et lorsque l’exposition médiatique devient l’arène principale du conflit, ne quitte-t-on pas le champ de la régulation pour entrer pleinement dans celui du rapport de force politique ?
Les bénéfices politiques et institutionnels tirés de la crise
La crise offre à M. Diallo plusieurs avantages concrets :
– un renforcement de son autorité hiérarchique,
– une visibilité publique accrue,
– une mise sous pression de l’expertise collective,
– une redéfinition du rapport entre expertise et pouvoir.
Ce renforcement individuel se fait toutefois au détriment de la collégialité administrative, de la rigueur procédurale et, in fine, de l’intérêt général.
Softcare : terrain d’affrontement plutôt que sujet du débat
Dans cette lutte de pouvoir, Softcare n’est ni l’arbitre ni le bénéficiaire. L’entreprise est devenue le support d’une démonstration d’autorité, alors même que son rôle industriel et social est central pour le Sénégal.
Il convient de rappeler un fait structurel souvent absent du débat public : l’usine de Softcare implantée au Sénégal, spécialisée dans la fabrication de produits d’hygiène, constitue une installation industrielle majeure en Afrique de l’Ouest.
Le choix stratégique de l’implantation de ses activités industrielles au Sénégal permet à Softcare de s’ancrer durablement dans un pays où près de 50 % de la population a moins de 19 ans et environ 75 % a moins de 35 ans, avec une population féminine numériquement majoritaire. Cette réalité démographique rend déterminante l’accessibilité économique des produits d’hygiène.
À travers une politique de prix adaptée au pouvoir d’achat local, Softcare contribue à réduire la précarité menstruelle, tout en illustrant concrètement sa contribution à l’industrialisation du Sénégal.
Implantée depuis 2020, cette unité assure une production locale stratégique, favorisant la création de valeur, le développement de compétences industrielles et le renforcement de la souveraineté productive du pays.
Au fil des années, Softcare est restée profondément ancrée dans la communauté sénégalaise à travers la création d’emplois locaux, la contribution aux recettes fiscales et des initiatives sociales et caritatives.
Se mettre à la place des victimes silencieuses
Sur environ deux semaines de crise, les pertes économiques peuvent être raisonnablement estimées entre 500 millions et 1,5 milliard de FCFA, entraînant pour l’État entre 100 et 300 millions de FCFA de pertes fiscales directes.
Conclusion
L’affaire Softcare dépasse largement le cas d’une entreprise. Elle pose une question centrale pour l’État sénégalais : peut-on accepter que des milliers de travailleurs, de distributeurs, de consommateurs – et l’État lui-même – paient le prix de luttes de pouvoir internes ?
La réponse passe par un retour à l’essentiel : respect strict des procédures, primauté de l’expertise, responsabilité dans la communication et fidélité aux principes du Jub, Jubal, Jubanti.
faire u examen objectif des faits, analyser tous les aspects juridiques et polititiques
rendre une sentence arbitrale conforme au droit et à ‘équité
primauté à la régle de Droit
J’imagine quelqu’un payé par les chinois.. la corruption et la magouille doivent cesser dans ce pays.. Les experts doivent être ptotéger.. courage Dr Diallo
Avec toute cette démonstration de force intellectuelle, vous montrez le Sénégal encore ancré dans la mesquinerie et l escroquerie. Honte à toi.
Merci monsieur Diop. Vous au moins vous êtes honnête et un bon croyant. Pas comme ce catho menteur.
Toi le connard de Jean jack ne nous casse pas les tympans. Combien on t’a payé pour dire tes conneries ? Tu dois être chèrement payé ! Ferme ta bouche de menteur . Charrognard de nègre vendu aux cinois
Mr Lo,
Il n’y a pas de « walakh Diane intellectuel dans cette affaire.
Le mettre sous le parapluie politique ne nous égarerait point.
Nous sommes des experts férus d’audits internes et externes, de procédures ISO 9000 ainsi que de ses dérivés.
Je suis un détenteur de la signature EASA Par 145 d’ingénieur en maintenance et aussi spécialiste des procédures techniques européennes comme GPSR et internationales comme UKAS. Alors pas de bla bla bla. Les procédures d’audits sont claires. Mise en quarantaine de tout produit défectueux ou périmé avec claires de ne pas utiliser ces produits dans la chaîne de production. Si une entreprise déroge à ces règles elle devra en payer les conséquences. Si par dessus tout ça cette entreprise se permet de soudoyer les auditeurs assermentés alors là, la justice doit s’en occuper. Si les auditeurs ferment les yeux sur ces manquements le glaive la justice doit s’abattre sur eux. Il n’y a rien de politique dans cette affaire. Si les politiciens s’en servent pour des gains inavoués c’est malheureux mais cela ne change en rien la gravité de ce qui s’est passé.
Personnellement je me rangerai du côté de l’auditeur, non du côté de l’entreprise ni du patron qui a montré amplement et suffisamment qu’il ne contrôle pas sa direction.