Affaire Pape Cheikh, Djiby Dramé et Cie: la vie carcérale des personnes vivant avec le VIH interroge

L’arrestation de Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et dix autres hommes relance le débat sur la détention des personnes vivant avec le VIH au Sénégal. Alors que huit d’entre eux sont séropositifs, la question de leur prise en charge sanitaire et de l’accès aux soins en prison se pose dans un contexte de surpopulation carcérale et de criminalisation de la transmission du virus.

Détention et VIH

Douze hommes, dont l’animateur Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé, ont été arrêtés par la gendarmerie de Keur Massar et placés sous mandat de dépôt à la prison de Rebeuss. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH/Sida, mise en danger de la vie d’autrui et blanchiment de capitaux. Des perquisitions ont également permis la découverte de stupéfiants, entraînant des poursuites pour trafic et usage de drogues.

Selon les éléments du dossier, huit des mis en cause sont séropositifs au VIH, tandis que quatre autres ont été testés négatifs. Tous bénéficient de la présomption d’innocence, l’instruction devant établir les responsabilités individuelles.

Cadre légal

Cette affaire relance le débat sur la criminalisation de la transmission du VIH au Sénégal. La loi n°2010-03 du 9 avril 2010 sur le VIH prévoit, en son article 36, une peine de cinq à dix ans d’emprisonnement et une amende pour toute personne séropositive qui, en connaissance de son statut, entretient des rapports sexuels non protégés avec l’intention de transmettre le virus.

Sur le plan carcéral, l’article 30 de la même loi interdit toute discrimination envers les personnes vivant avec le VIH. Aucun isolement automatique n’est prévu en prison par cette législation: les détenus séropositifs partagent les mêmes cellules que les autres prisonniers, conformément au principe d’égalité de traitement.

Enjeux sanitaires

Dans un contexte de surpopulation carcérale, ce dossier souligne les enjeux liés à la prise en charge sanitaire des détenus, à la prévention et à l’accès aux soins. Il pose également la question de l’équilibre entre la santé publique et le respect des droits fondamentaux des personnes vivant avec le VIH derrière les barreaux.

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Un commentaire

  1. Les séropositifs partagent les mêmes chambres avec les autres personnes tee gayi dougniou guiss djiegene bou goudee dagniouy kodal tee Tate reek mo fo am

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