Affaire Ismaïla Madior Fall : le communiqué du SAES détonne et étonne de par ses partis pris

Affaire Ismaïla Madior Fall : le communiqué du SAES détonne et étonne de par ses partis pris

Le professeur Ismaïla Madior Fall a admis avoir « introduit une demande auprès du recteur » de l’UCAD, le professeur Ahmadou Aly Mbaye pour son affectation à l’IFAN Cheikh Anta Diop. Le professeur Fall a par ailleurs ajouté à cela que le recteur « ne peut que soumettre sa demande aux instances délibérantes des deux institutions (IFAN et FSJP) pour avis avant de prendre une décision ». Avant lui, le porte-parole du recteur, professeur Mbaye Thiam, avait soutenu à travers un communiqué : « si jamais son département d’origine ne veut pas le libérer ou que le département de l’IFAN visé ne veut pas l’accueillir, le Recteur ne pourra nullement l’y affecter ».

Ainsi donc, de l’aveu même du rectorat et du requérant, le recteur n’est en rien souverain en matière d’affectation des personnels d’enseignement et de recherche à l’IFAN Ch. A. Diop. Cette absence de souveraineté du recteur en la matière est même codifiée par le décret 84-1184 qui régit l’Institut puisque celui-ci dispose que la décision d’affectation non seulement échoit au comité scientifique de l’IFAN Ch. A. Diop mais qu’au cas où le recteur venait à assister aux délibérations de cette instance : « il les préside mais ne prend pas part aux votes » (article 8).

Pourquoi, le recteur de l’UCAD a-t-il tenu à « consulter » le directeur de l’IFAN sur une « affectation » du professeur Fall sans que le comité scientifique de l’Institut n’ait été saisi ?

Pourquoi le directeur de l’IFAN a tenu à faire part de cette « information » relative à « une consultation pour affectation », lors de l’Assemblée de l’IFAN du 30 avril 2024 alors que le département d’origine du requérant à la FSJP n’a pas délibéré sur la question, ni du reste le comité scientifique de l’IFAN ? Pourquoi nulle part dans les communiqués du professeur Fall et du professeur Thiam, porte-parole du recteur, il n’est curieusement pas fait mention d’une autre condition sine qua non à toute affectation : « un arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur » qui doit nécessairement survenir « après avis de l’Assemblée de l’Université » (article 24) ? Face à autant de questions sans réponses, face à autant de violations patentes du décret 84-1184, nombreux ont été les acteurs du monde académique à se réjouir du communiqué d’un syndicat qui a jugé utile d’alerter contre toute velléité d’affectation irrégulière. Tout aussi nombreux ont-ils été à se demander pourquoi la Coordination SAES du campus de Dakar a manqué d’être à l’avant-garde d’un combat pour le respect du décret sur la mobilité des PER à l’IFAN, dans un contexte de violations récurrentes des règles de fonctionnement de l’institution universitaire par l’autorité.

C’est pourquoi, la surprise a été grande de voir la Coordination SAES du Campus de Dakar rendre public un communiqué dans lequel elle allègue de « rumeurs persistantes », « d’informations non fondées » et pis, elle crie son « indignation » avant de dénoncer des « délits d’opinion ». Ladite Coordination va même jusqu’à reprendre la rhétorique du professeur Fall qui parle de « règlement de compte » à son encontre. Pourquoi de tels parti pris ? A la faveur de qui se font ces petits arrangements avec les faits qui demeurent pourtant implacables et irréfutables ?

En conséquence, nous, enseignants-chercheurs et chercheurs de l’UCAD, tous membres réguliers du Syndicat Autonome de l’Enseignement supérieur (SAES), portons à la connaissance de la communauté scientifique et de l’opinion publique que :

– nous nous désolidarisons du communiqué n°8, indigent par la forme et indigne par son contenu, publié le 10 mai 2024 par la Coordination SAES du Campus de Dakar ;

– nous demandons au Bureau national du SAES de mener une enquête sur la délibération qui a entouré ce dérapage ;

– nous exigeons du bureau du SAES de la Coordination du Campus de Dakar de convoquer dans les plus brefs délais une Assemblée générale et d’inscrire à l’ordre du jour « l’affaire de l’affectation du professeur Ismaïla Madior Fall à l’IFAN Ch. A. Diop » afin de donner à la base la possibilité de se faire entendre sur cette affaire.

Mouhamed Abdallah Ly (IFAN)

Anna Marie Diagne (IFAN)

Ibrahima Thiaw (IFAN)

Doudou Diop (IFAN)

Maurice Ndeye (IFAN)

El Hadj Samba Ndiaye (FSJP)

Mouhamed Badji (FASEG)

Alioune Gueye (FASEG)

Moshe Léopold Tendeng (FASEG)

Abdoulaye Mbaye (ESP)

Aliou Ndiaye (FST)

Mamecor Faye (FST)

Bacary Manga (FST)

Yankoba Seydi (FLSH)

Serigne Seye (FLSH)

Moussa Sagna (FLSH)

Mame Sémou Ndiaye (FLSH)

Lamine Bodian (FLSH)

Ibrahima Niang (FLSH)

Pape Chérif Bertrand Bassène (FLSH)

Mamadou Thior (FLSH)

7 COMMENTAIRES
  • ng

    Dans ce contexte ismaila madior devrait avoir la décence et la dignité de se retirer de toute vie publique au Sénégal.
    il s’est prostitué intellectuellement tout le temps passé à côté de macky sall et aucun être sensé aimerait voir son fils l’avoir comme professeur. Qu’il s’exile au Maroc ce ne serait pas une perte pour le Sénégal.
    doyna seuk foumou kham na dieum

  • Sow

    Ng je pense que ton fils est tellement nul qu il n’ aura aucune chance de suivre les cours avec cet éminent professeur qui est adoubé par toutes les grandes universités du monde

  • awocat

    J’étais absolument certain qu’il existe au sein du Saes des enseignants assez responsables pour dire non à un pis aller comme cette voie détournée que cherchent à emprunter IMF et son mentor, le Recteur de l’Ucad. Macky Sall, son pouvoir nauséabond et ses pratiques mafieuses, tout ça est fini ! Il ne faudrait pas qu’on remue le couteau dans la plaie en continuant à parrainer les étourderies d’un immature qui croyait tromper son monde en vendant son âme au diable. IMF a joué et a perdu ! Qu’il apprenne à respecter ses nawle !

    • BAXAM

      DEUG REK MACHALAH IL N A QU À OUVRIR UN ATELIER DE TAILLEUR ET CONTINUER À TAILLER SUR MESURE PAS COMME AVANT TAILLER RETAILLER CONTRETAILLER

  • Baba

    Il mérite la prison cet imbécil

  • Ndiaye

    Alors IMF si le mot dignité existe pour toi reste chez toi en tout cas les sénégalais n’ont plus besoin de tes soit-disant connaissances juridiques vraiment ou bien tu crois indispensable dans ce cas non…de la part de ton ancien étudiant.

  • Aly kobar

    Warte dougou si université bii

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