Affaire Epstein : L’exhumation de correspondances inédites aux États-Unis place un ancien ministre français directement au domicile du milliardaire

L’affaire Jeffrey Epstein continue de produire des ondes de choc judiciaires et médiatiques, bien au-delà des frontières américaines. Alors que l’enquête semblait close pour le grand public depuis la mort du financier en 2019, la justice américaine poursuit son travail d’archivage et de transparence. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a récemment mis à disposition un volume massif de nouvelles pièces à conviction. L’analyse de ces archives vient de mettre en lumière un lien jusqu’ici inconnu impliquant une figure majeure de la scène politique française.

Cette nouvelle séquence s’ouvre avec l’annonce faite par Todd Blanche, sous-secrétaire américain à la Justice. Ce dernier a officialisé la mise à disposition de plus de trois millions de nouveaux documents relatifs à l’enquête sur le réseau de trafic sexuel monté par Jeffrey Epstein. C’est au cœur de cette masse documentaire que le média américain Politico, relayé par l’agence Anadolu, a identifié le nom de Bruno Le Maire.

Selon les éléments factuels extraits du dossier, l’apparition du nom de l’ancien ministre français découle d’échanges de courriels spécifiques. Ces correspondances ont eu lieu entre Jeffrey Epstein et Oliver Colom, ancien conseiller de l’ex-président Nicolas Sarkozy. La teneur des messages suggère qu’Oliver Colom aurait conduit Bruno Le Maire auprès du milliardaire pour une entrevue. Si les documents ne précisent pas dans quelle résidence exacte la rencontre s’est tenue, ils établissent l’existence de ce contact organisé par l’intermédiaire.

Face à ces révélations documentaires, l’entourage de l’ancien ministre a réagi auprès du média américain. Des sources proches de Bruno Le Maire, citées sous couvert d’anonymat, confirment la réalité d’un déplacement à New York en septembre 2013. Elles précisent que ce voyage avait pour objet des rencontres avec diverses personnalités du monde des affaires, inscrivant ainsi cette présence dans un agenda professionnel.

Pour rappel, Jeffrey Epstein était en attente de jugement pour trafic sexuel de mineures, certaines victimes n’ayant que 14 ans au moment des faits. Il a été retrouvé mort dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de Manhattan le 10 août 2019. Le FBI, qui a mené l’enquête conjointement avec le ministère de la Justice, a conclu au suicide, écartant les théories de dissimulation. L’agence fédérale a également précisé qu’aucune « liste officielle de clients » n’avait été découverte lors des investigations, laissant l’identification des contacts du financier à l’analyse des correspondances et des agendas saisis.

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