Selon une déclaration parvenue à Senego, la République des Valeurs (RV) estime à 4,9 milliards de FCFA le coût de l’achat de véhicules destinés aux députés. Le parti de Thierno Alassane Sall dénonce un « luxe public », s’interroge sur la procédure de passation du marché et réclame des explications claires sur le financement de cette opération.
Comme annoncé par son leader Thierno Alassane Sall, le Cercle des Cadres de la République des Valeurs (CECAR) a tenu, ce mercredi, une conférence de presse consacrée à l’achat de véhicules destinés aux députés de l’Assemblée nationale. Une sortie au ton ferme, au cours de laquelle RV a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérive grave » dans la gestion des deniers publics.
Au cœur de la controverse, la livraison confirmée d’un premier lot de 76 véhicules Toyota Prado 4×4. Pour le CECAR, il s’agit de véhicules de « prestige », acquis dans un contexte national marqué par de fortes insuffisances en matière de services sociaux de base. Le mouvement estime que cette opération constitue un « aveu politique », révélant l’écart entre le discours de « rupture » affiché et les pratiques actuelles du pouvoir.
Selon les chiffres avancés par RV, le coût de l’opération serait estimé à 4,9 milliards de FCFA en cas d’achat direct, contre près de 6,8 milliards de FCFA en location longue durée, soit un « surcoût » d’environ 1,9 milliard de FCFA, sans création de patrimoine pour l’État. Ces montants ne concerneraient, selon le CECAR, que le « premier lot », alors que le parc total envisagé oscillerait entre 165 et 180 véhicules.
Si le mouvement reconnaît la nécessité pour les députés de disposer de moyens de déplacement, il juge « incompréhensible » le choix de la solution la plus coûteuse, d’autant que des alternatives « moins onéreuses » existaient, notamment par une meilleure « rationalisation » du parc automobile de l’État ou par le recours à la « production locale ».
RV s’interroge également sur la « procédure de passation du marché », évoquant un appel d’offres « restreint » et une procédure d’« urgence » dont la justification demeure floue. Le CECAR pointe surtout l’absence de communication claire sur la « ligne budgétaire » ayant autorisé cette dépense, ainsi que le manque de « traçabilité » publique du marché.
Comparant cette acquisition aux besoins criants des services de secours, le mouvement rappelle que les « sapeurs-pompiers » sénégalais disposent de moyens « très limités », malgré des dizaines de milliers d’interventions annuelles. Une situation qui, selon RV, pose un choix politique clair entre le « confort institutionnel » et les « urgences vitales » des populations.
En conclusion, le CECAR exige la « publication intégrale » des documents budgétaires et contractuels, la réalisation d’un « audit indépendant » et une « clarification » des responsabilités administratives et politiques. Pour RV, l’affaire dépasse la question des véhicules et engage la « crédibilité » même des institutions et de la démocratie sénégalaise.
TAS est méchant et malhonnête
Amou niou kham amou niou khel te danio bonne. Chaque depute a actuellement 900 milles francs d’indemnite et plusieurs centaines de litres d’essence par mois. Acheter une voitures en eliminant les imdemnites permettra a l’etat d’economiser de l’argent. WAKH REKK AYE WAKHOU DOFF.