Le bras de fer entre l’homme d’affaires Bocar Samba Dièye et la CBAO est loin de connaître son épilogue. Malgré un rapport d’expertise validé par l’État du Sénégal et homologué par la justice, qui reconnaît les droits de l’opérateur économique, la banque tarde à s’exécuter, alimentant un contentieux vieux de près de 18 ans.
Face à la presse ce dimanche, Famara Ibrahima Cissé, chargé de communication de Bocar Samba Dièye, a rappelé qu’« il n’existe qu’un seul rapport judiciaire reconnu, et il donne raison à M. Dièye ». Selon lui, ce document ordonne la restitution de l’ensemble des biens saisis, ainsi que le remboursement des montants prélevés indûment, incluant des agios estimés à deux milliards de francs CFA et des pénalités évaluées à plus de 388 milliards dans le cadre d’une solution amiable.
Le porte-parole déplore le blocage actuel des discussions, malgré l’implication de l’État. « Nous avons observé le silence pour ne pas compromettre les négociations initiées par les autorités, mais force est de constater que la banque se ferme au dialogue », affirme-t-il, appelant l’État à « prendre ses responsabilités » afin que Bocar Samba Dièye, aujourd’hui âgé de 92 ans, puisse recouvrer ce qui lui est dû.
Prenant la parole, Bocar Samba Dièye est revenu sur son parcours d’entrepreneur et sur les difficultés qu’il dit continuer à subir. « Je n’ai toujours connu que le travail », confie-t-il, avant d’expliquer qu’un expert financier désigné par le tribunal a chiffré la créance de la banque à 11,5 milliards de francs CFA en sa faveur. Une évaluation qui, selon lui, n’empêche pas la CBAO de continuer à lui réclamer des sommes supplémentaires.
L’homme d’affaires en appelle directement à l’État pour mettre un terme à ce qu’il considère comme une injustice. Il affirme ne rechercher qu’une chose : « retrouver sa tranquillité » et percevoir l’argent qui lui revient, après des années de procédures qu’il estime avoir « brisé son avenir ».
Je l ai connu dans les années 93 .
Il travaillait avec la caisse de péréquation et de stabilisation des prix.
Il mérite des médailles
Et non cette humiliation..
Nourrir tout un pays avec ses moyens propres. Analphabète,en français maîtrisant les règles du commerce international, faire des transactions à hauteur de milliards à cette époque c est hallucinant, il me rappelle le maire serigne mboup.
Ayons de la considération pour ces bâtisseurs.
c est abdoul mbaye qui est responsable de tout ça