Arrêté il y a exactement un an, le député-maire des Agnam reste au cœur de l’actualité judiciaire. Alors que ses sympathisants se sont réunis ce vendredi dans le Fouta pour exiger l’accélération de sa procédure, l’apparition d’un nouveau dossier vient complexifier sa situation pénale, selon les informations rapportées par Sud Quotidien.
Le 27 février 2025, Farba Ngom était placé sous mandat de dépôt à la suite d’un rapport produit par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Les poursuites initiales visaient des faits présumés de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, portant sur un montant évalué à 125 milliards de francs CFA.
Un an plus tard, jour pour jour, un grand rassemblement religieux a été organisé au village d’Ouro Ciré, sous l’égide de la Cellule de Résistance Populaire. L’événement a mobilisé plusieurs responsables politiques, des chefs religieux et de nombreux fidèles venus de diverses localités du Fouta. Des heures de récitals du Coran et de prières ont rythmé cette journée dédiée au soutien de l’édile incarcéré.
Au-delà de l’aspect religieux, cette rencontre a mis en évidence le mécontentement de ses proches face à la lenteur de l’instruction. Les partisans du maire estiment que son dossier avance à un rythme particulièrement lent, surtout si on le compare à d’autres affaires judiciaires ayant trouvé des issues dans des délais plus courts.
Cette frustration générale est par ailleurs accentuée par l’évolution récente de la procédure. Notre rédaction constate en effet que le parlementaire est désormais visé par de nouveaux chefs d’inculpation, officiellement liés à une affaire de « détention de téléphones ». C’est sur la base de ce nouveau motif que son immunité parlementaire a été levée le 16 février dernier par l’Assemblée nationale, suscitant l’incompréhension de ses soutiens qui rappellent que le premier dossier financier n’est toujours pas vidé.