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Samuel Eto’o: « le Maroc a mon soutien s’il est candidat pour la Coupe du Monde 2026 »

2017-03-09T20:01:08+00:00366 Partages

L’ancien international camerounais (118 sélections, 57 buts), poursuit sa carrière à Antalyaspor (Turquie), où il a déjà marqué neuf fois cette saison. Pendant près d’une heure, l’attaquant aux deux CAN, aux trois Ligues des champions et aux 395 buts s’est longuement entretenu avec Jeune Afrique dont Senego a exploité quelques extraits. 

Avez-vous compris que huit joueurs décident de ne pas participer à la CAN ?

Vous savez comme moi que les clubs européens font parfois pression sur les joueurs. Et il est normal que ceux-ci réfléchissent. Ils se disent qu’ils pourraient perdre leur place et se retrouver dans les gradins s’ils décident de participer à la CAN. Personnellement, j’ai vécu cette situation quand j’étais à l’Inter Milan, au moment de la CAN 2010 en Angola. Et j’avais décidé d’y participer. Je pense que ce problème ne se posera plus quand, en Afrique, nous aurons des dirigeants assez forts, et donc des sélections plus fortes, pour ne pas céder aux pressions des clubs, même si ce sont eux qui sont les employeurs des joueurs. Jouer pour son pays, c’est quelque chose d’unique.

La rumeur vous a envoyé récemment en Chine…

(Rires) On m’annonce un peu partout. Mais je suis sous contrat avec Antalyaspor, et mon avenir, pour l’instant, est en Turquie, où je me sens bien. Pour la suite, on verra plus tard. J’arrive à un âge [Samuel Eto’o a 36 ans ce 10 mars, NDLR] où on est plus attentif au cadre de vie, à la qualité de vie. Quand on est plus jeune, on n’a pas les mêmes exigences qu’à 36. Pour l’instant, je suis en Turquie. J’ai toujours dit que j’aimerais finir ma carrière au Real Majorque, là où tout a vraiment commencé pour moi en Europe. Les dirigeants le savent, et en lisant cette interview, ils sauront que c’est toujours mon souhait.

Le FC Barcelone, l’Inter Milan, Chelsea… Mais aussi au Real Madrid, où vous n’avez pas eu votre chance. Est-ce un regret ?

Non. Je n’ai aucun regret. C’est que cela devait se passer comme ça. Et puis, si j’avais fait carrière au Real, je n’aurais peut-être pas joué à Barcelone, avec qui j’ai gagné deux Ligues des Champions et trois championnats. Cela n’a pas marché au Real, je suis donc parti à Majorque, où Barcelone est venu me chercher. Et j’ai vécu de grands moments dans ce club, avec Pep Guardiola.

Lequel, pourtant, est à l’origine de votre départ de Catalogne…

Mais avec Guardiola, on a réalisé de très belles choses ! J’avais signé à Barcelone pour remporter la Ligue des Champions, et cela s’est réalisé deux fois. Je suis parti en Italie pour rejoindre un autre grand coach – José Mourinho – avec qui on a aussi gagné cette épreuve. Le football est ainsi, et je vous le répète, je n’ai aucun regret sur mes choix.

En 2011, vous avez signé à l’Anji Makhatchkala, en Russie, où vous êtes devenu le joueur le mieux payé du monde (20,5 M€ par an, hors primes)…

Je gagnais déjà très bien ma vie avant de signer dans ce club ! J’ai eu cette opportunité pour aller dans un bon championnat, où on me proposait un excellent contrat. Vous savez, quand on est africain, que l’on vient d’un milieu modeste, il faut savoir saisir certaines opportunités, lesquelles sont rares. J’ai gardé un excellent souvenir de ce passage à l’Anji (2011-2013). Je vivais à Moscou, comme tous les autres joueurs, mais nous étions souvent au Daguestan. La Russie est un très beau pays, les stades étaient bien remplis. Que je lis certaines choses sur la Russie, je ne reconnais pas le pays où j’ai vécu.

Vous avez gagné beaucoup de titres dans votre carrière, tant en sélection qu’en club. Si vous deviez en ressortir spontanément un, lequel choisiriez-vous ?

La CAN remportée en 2000. C’était mon premier trophée avec mon pays. On ressent des choses extraordinaires. J’avais 19 ans, le Cameroun était la meilleure équipe d’Afrique. Et quelques mois plus tard, on remportait les jeux Olympiques à Sydney, alors que, cette fois fois-ci, le Cameroun n’était pas favori.

Vous avez décidé d’utiliser une partie de vos revenus pour financer  des actions humanitaires…

Je pense que c’est normal pour un africain d’aider son continent. Vous parlez de Boko Haram : nous devons vivre avec ses actes, mais continuer à lutter. Il ne faut pas baisser les bras. Car il se passe des choses terribles en Afrique, et chez moi, au Cameroun, où des gens sont victimes d’atrocités. Quand je peux aider, j’estime que c’est mon devoir. J’ai financé la construction d’un hôpital pédiatrique à Douala, car on ne peut pas tout attendre des pouvoirs publics.

Peut-on imaginer une CAN à vingt-quatre équipes, comme en Europe ou en Asie à partir de 2019 ?

Pourquoi pas ? Même si cela pourrait un peu plus gêner les clubs européens.

Vous avez déclaré être favorable à une Coupe du monde à 48, ce qui sera le cas en 2026. L’Afrique pourrait-elle être la grande gagnante de cette réforme ?

Elle disposera de neuf ou dix places en phase finale. Et donc d’un peu plus de chances d’être dans le dernier carré. Comme je vous l’avais dit en décembre, alors que la réforme n’avait pas été votée, j’estime que c’est une évolution intéressante, et qu’il est normal que l’Afrique bénéficie de plusieurs places supplémentaires.

Le Maroc pourrait être candidat à l’organisation de cette Coupe du monde 2026, soutiendrez-vous cette initiative ?

Totalement ! Le Maroc, qui est un grand pays de football, à tous les atouts pour organiser un tel événement. Vous savez, ce qui manque parfois à l’Afrique, ce sont les projets. Il faut en avoir, même si on échoue ! Avoir des projets, avoir des rêves, c’est essentiel. Souvenez-vous en 2010 : beaucoup de personnes étaient sceptiques avant la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, et cela a été une vraie réussite. Le Maroc aura tout mon soutien s’il est candidat !

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