Deux mois après le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les tensions restent vives autour du détroit d’Ormuz, toujours fermé malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Téhéran a averti qu’une reprise des frappes américaines entraînerait une nouvelle riposte dans la région du Golfe, dans un contexte où les exportations pétrolières iraniennes restent bloquées.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, un haut responsable des Gardiens de la révolution a déclaré que toute nouvelle attaque américaine contre l’Iran, même limitée, déclencherait des frappes « longues et douloureuses » contre les positions régionales des États-Unis. Des médias iraniens, citant le commandant de la force aérospatiale Majid Mousavi, ont ajouté : « Nous avons vu ce qui est arrivé à vos bases régionales, nous verrons la même chose arriver à vos navires de guerre. »
Dans le même temps, Téhéran a réaffirmé sa position sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a défendu cette fermeture, qualifiée de légitime au regard du droit international dans le contexte de guerre. Il a aussi accusé Washington d’« exploiter » une voie maritime dont l’Iran est l’État côtier.
Le guide suprême Mojtaba Khamenei a, lui aussi, indiqué dans un message écrit que les « abus » commis par les ennemis sur cette voie maritime seraient éliminés sous la nouvelle gestion du détroit, signalant l’intention de Téhéran de maintenir son contrôle. À Téhéran, les agences Mehr et Tasnim ont par ailleurs fait état jeudi soir d’activités de défense aérienne contre de petits drones et des appareils de surveillance sans pilote.
Dans le Golfe, les réactions se multiplient. Les Émirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, tout en demandant à ceux qui s’y trouvent de quitter immédiatement ces pays. Vendredi, le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash a affirmé qu’aucun arrangement unilatéral iranien ne pouvait être jugé fiable. À Bahreïn, le roi Hamad bin Isa Al Khalifa a condamné ce qu’il a présenté comme une agression iranienne contre Manama et a menacé de prison, de déchéance de nationalité et d’expulsion les personnes accusées de soutenir les assaillants.
Côté américain, il n’est pas établi que Washington ait décidé de reprendre les frappes. Vendredi marque toutefois la date limite pour une approbation du Congrès sur la poursuite de la guerre, sauf prolongation de 30 jours à justifier par l’administration de Donald Trump au titre de la War Powers Resolution de 1973. D’après Al Jazeera, qui cite également des informations d’Axios et des déclarations sur CNN, Donald Trump a reçu jeudi un briefing sur plusieurs scénarios de nouvelles frappes pour faire pression sur l’Iran, tandis que le sénateur démocrate Richard Blumenthal a dit avoir l’impression qu’une action militaire imminente restait sérieusement envisagée.
EHLAHOU KALIMATOULLAHI OLIYAH……. !!!