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Récit poignant d’une mère en détresse : « Si on ne m’aide pas, mes triplées vont mourir de faim »

Samba NDIAYE Samba NDIAYE 2014-04-09T19:56:30+00:00 Partages
Récit poignant d’une mère en détresse : « Si on ne m’aide pas, mes triplées vont mourir de faim »
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 «Je m’appelle Astou Niasse. J’ai 31ans. J’habite Medina Mbaba, localité située dans le département de Kaolack. Je suis orpheline de mère depuis le bas âge et j’ai été éduquée par ma tante. J’ai eu une enfance peu heureuse, mais je m’en suis toujours sortie grâce à ma foi inébranlable en Dieu. Je suis mariée depuis 6 ans au nommé Mamadou Lamine Ndiaye, apprenti tailleur domicilié à Kaolack. Je suis issue d’une famille démunie et  pour subvenir à mes besoins je travaillais comme domestique. D’ailleurs, c’est en ces moments-là  que j’ai rencontré mon homme. Nous nous sommes mariés aussitôt. Nous avons eu deux garçons, qui ont respectivement 5 et 2 ans. Mon mari est un apprenti tailleur qui n’a qu’une seule machine à pédale qui ne lui rapporte pratiquement rien. C’est moi qui m’occupais de toutes les dépenses (…)

Un jour, une de mes ex-patronnes m’a conseillé d’aller faire le planning familial. Mais, quand je suis allée à l’hôpital, on m’a dit que j’étais enceinte. C’est le début de mon  calvaire. Au bout de quelques mois, ma patronne m’a fait faire une échographie qui a révélé que j’étais enceinte de jumelles. Ce jour-là, je pensais que la terre se dérobait sous mes pieds. Je me suis dit : je n’ai même pas de quoi nourrir mes deux enfants, comment vais-je faire avec des jumelles ? J’ai vécu avec ces soucis pendant mes 9 mois de grossesse.

A l’accouchement, la situation a empiré. J’ai accouché par voix normale de la première fille, mais la deuxième était en position de siège. Comme elle ne pouvait pas naître dans cette position, les sages femmes m’ont emmenée au bloc pour une césarienne. C’est au moment de l’opération qu’elles ont découvert qu’il y avait une troisième fille. L’hôpital a pris en charge toutes les dépenses de l’accouchement, mais il me faillait acheter les ordonnances, alors que mon mari et moi, nous n’avions rien. La veille, je m’en souviens, je n’avais même pas dîné, faute de moyens (…)

Nous avons demandé de l’aide partout où c’était possible pour sauver les triplées. Elles ont deux semaines maintenant, mais nous n’arrivons  plus à les nourrir correctement. Moi qui suis leur mère, je n’ai même pas de quoi manger. Leurs vies sont en danger. Les triplées, qui s’appellent respectivement, Mame Diarra Bousso, Sokhna Maï, et Mame Seynabou Ndiaye,  mère de Cheikh Ibrahima Fall, doivent boire un sirop chaque jour pour leur bonne croissance car elles sont trop petites, mais nous n’avons toujours pas acheté ce médicament (…)

Elles n’ont pas leurs poids normaux. Pour qu’elles vivent normalement, il faut au minimum 6000 à 7 000 FCFA par jour. Le paquet de couches dure 3 jours. Elles n’ont pas de lait ni d’effets de toilette.  Nous vivons tous dans une chambrette où il n’y a même pas l’hygiène nécessaire pour la survie des enfants. Tout ce que nous demandons, c’est de l’aide pour sauver nos enfants. Nous tendons la main à toutes les bonnes volontés. Si les triplées n’ont pas l’aide nécessaire, elles vont mourir entre mes mains.

Je ne dors pas parce que je sais  que la vie de mes enfants est en danger. Je suis prête à aller mendier pour qu’elles aient de quoi manger. Je demande de l’aide aux autorités, à la Première dame, Marième Sall, qui a une fondation. Je tends la main à tout le monde. Tout ce que je demande, c’est de m’aider à sauver la vie de mes filles. Elles sont innocentes, elles n’ont pas demandé à naître. J’entends toujours les gens parler de solidarité à la radio et à la télé. Aujourd’hui, j’ai besoin de cette solidarité, non pas pour moi-même ou mon mari, mais  pour mes filles.»

L’Obs

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