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Plus de 5.000 cas de paludisme au premier trimestre 2016 : Situation critique à Tamba

2016-04-24T13:11:14+00:00 Partages

La situation du paludisme est « assez critique » dans la région de Tambacounda, qui a enregistré plus de 5.000 cas de paludisme dont 58 graves et deux décès au premier trimestre 2016, contre plus de 1.000 cas au premier trimestre 2015, a indiqué Dame Fall, point focal paludisme à la région médicale.

« Vous voyez que la situation est assez critique dans la région », a indiqué Dame Fall, dans un entretien accordé à l’APS, relevant que « l’année dernière, 1.352 cas ont été enregistrés, dont 106 graves, contre 5.245 cas au premier trimestre 2016, dont 58 cas graves, et deux cas de décès ».

Cette situation fait qu’il y a un « programme spécifique sur l’axe sud-est », qui va intéresser les régions de Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou, dans lesquelles « la situation est la plus problématique dans le pays », en raison de des écosystèmes particuliers qui les caractérisent.

La planification de ce programme a déjà été réalisée, et la contractualisation avec les districts à propos des activités à mener dans les zones concernées est prévue au mois de mai.

Le district de Tambacounda concentre 38% des cas, Kidira (20%), Maka (17%), Dianké Makhan (9%), Goudiry (8%), Koumpentoum (5%) et Bakel 3%, a précisé M. Fall, par ailleurs responsable de la supervision, de la formation et de la recherche à la région médicale de Tambacounda.

« Le département de Tambacounda concentrant la plus grande population, c’est normal qu’il ait le plus grand nombre de cas, mais si on regarde la proportion du nombre de cas rapporté à la population, on voit que là où le paludisme fait le plus mal, c’est à Maka », a relevé le médecin.

« C’est d’ailleurs ce qui justifie qu’on organise (lundi) la Journée mondiale de lutte contre le paludisme à Maka », a-t-il dit.

Le plus grand nombre de cas pour 1000 habitants (incidence) a été enregistré en 2015 à Maka Coulibantang avec 212 cas pour 1.000 habitants. Viennent ensuite Goudiry (188 cas pour 1.000 habitants), Kidira (184 cas pour 1.000 habitants), Dianké Makhan (167 cas pour 1.000 habitants). Tambacounda, avec 146 cas pour 1.000 habitants, et Koumpentoum avec 74 cas pour 1.000 habitants, ferment la marche.

Au total, 138 cas pour 1.000 habitants ont été enregistrés à l’échelle de la région, suivant toutefois une incidence « inégalement répartie ». « Le plus gros problème, à notre niveau, c’est Koumpentoum qui a 74 cas pour 1.000 habitants, alors qu’un an auparavant, il était à 6 cas pour 1000 habitants, soit une progression multipliée par plus de 10 ».

Cela est « compréhensible » et peut s’expliquer par le fait que l’ensemble du département était couvert en 2014 par une aspersion intra-domiciliaire (AID).

En 2015, l’aspersion avait ciblé seulement quelques poches, et le nombre de cas a augmenté dans ces poches non aspergées. D’où cette évolution au terme de laquelle 24 décès (liés au palu) ont été enregistrés en 2015, contre 11 décès en 2014. Mais par rapport au nombre de cas dans les deux années, « c’est sensiblement la même chose ».

Pour le premier trimestre de cette année 2016, l’incidence est de 7 pour 1.000 pour toute la région. Kidira est à 17 pour 1.000, Maka Coulibantang, 12 pour 1.000, Dianké Makhan, 10 pour 1000, Tambacounda, 8 pour 1.000, Goudiry 5 pour 1000, Bakel 1 pour 1.000, et Koumpentoum 2 pour mille.

M. Fall a relativisé la hausse du nombre de cas de paludisme. « On ne peut pas parler d’augmentation à ce niveau, on comprend qu’on ne voyait pas tous les cas. Jusqu’à présent, on ne voit pas tous les cas », a-t-il dit, estimant que ces statistiques sur le paludisme représentent « la partie visible de l’iceberg ».

Pour lui, c’est parce que le système est devenu « plus performant », avec le nombre de postes de santé qui a « doublé » dans la région, entre 2012 et 2016, permettant de « traquer » un plus grand nombre de cas.Par exemple, sur les 1.352 cas de paludisme de la région au premier trimestre 2016, les cases de santé en ont enregistré ¬ 612, et les dispensateurs de soins à domicile (DSDOM), 502. Soit 1.114 cas détectés et traités par le niveau communautaire.

Quelque 307 DSDOM ont été formés et équipés en 2015 pour détecter les cas de paludisme et prodiguer des soins dans les villages enclavés qui n’ont pas de case de santé, dans le cadre de la prise en charge à domicile (PECADOM).

Cette amélioration du dispositif sanitaire a eu comme effet, cette année, « une baisse très importante des hospitalisations » pour cas de paludisme.

Au premier trimestre 2016, note Dame Fall, 58 cas de paludisme graves ont été hospitalisés, là où pendant le premier trimestre 2015, 106 cas avaient été hospitalisés, alors qu’il y avait moins de cas que cette année.

Ce qui signifie, d’après le point focal pour le paludisme, que « les gens vont précocement dans les structures de santé, et n’attendent pas que ce soit grave ».

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