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Louis Van Gaal vs Mourinho, la boîte à histoire

Dans la vie, on rencontre toujours des hommes qui façonnent notre destinée… Retour sur la première rencontre entre José Mourinho et Louis Van Gaal.

1997, Bobby Robson est l’entraîneur du Barça, José Mourinho son adjoint. Le club Catalan remporte le doublé Coupe du Roi-Coupe d’Europe, en terminant 2ème du championnat avec seulement deux points de retard sur le Real Madrid. À peine débarqué en Catalogne le duo Robson-Mourinho fait briller Barcelone, le petit traducteur apprend aux côtés des meilleurs. Il a 33 ans et devient un atout majeur du vestiaire blaugrana. « Il n’a jamais été international mais il n’avait aucun problème à aller voir Stoickhkov, Figo ou Guardiola et à être dur avec eux, raconte Robson. Il n’a jamais eu peur. Ce n’est pas évident. Si vous demandez à n’importe quelle personne dans la rue et vous lui dîtes : « va dire à Figo qu’il a mal joué au dernier match », elle n’osera jamais. José savait faire ça.«

À cette époque, Mourinho dépasse donc sa fonction initiale et fait parler ses deux principales qualités, sa confiance en lui et sa faculté d’adaptation. Le Portugais endosse à merveille le rôle de l’ombre. « Il était plutôt bien vu par les joueurs parce qu’il n’avait pas à choisir son camp, moi oui, souligne Robson. Si un joueur était mis sur le banc, c’était de ma faute, pas celle de José. J’étais obligé de maintenir une certaine distance. José, lui, pouvait parfaitement passer cette ligne, se rapprocher d’eux et ensuite revenir de l’autre côté. » De l’autre côté, il y a cet entraîneur Britannique, Bobby Robson, réputé pour être un meneur d’hommes plutôt qu’un fin tacticien. Sous sa coupe, José fait ses classes depuis le Sporting Portugal. Au FC Porto, les deux hommes ont tout gagné : deux championnats, une Coupe et une Supercoupe. Les deux hommes s’apprécient. La loyauté est un concept fondamental pour Mourinho, il va bientôt le démontrer à ses dirigeants.

Le petit adjoint prend du galon

Pour succéder au règne de Johan Cruyff, Barcelone s’était tourné en premier lieu vers Louis Van Gaal. C’était sans compter sur le refus du Néerlandais désireux de continuer son aventure avec l’Ajax avant de débarquer en Catalogne. À cette époque, il fallait donc un entraîneur capable d’endosser le rôle du parfait bouche-trou en attendant son arrivée. Robson avait le profil idéal : 63 ans -proche de la retraite- avec une expérience notable du haut niveau. L’obtention du doublé Coupe du Roi – Coupe d’Europe n’y changera rien : le britannique voit bel et bien son siège éjectable activé à l’issue de la saison. « Quand le FC Barcelone m’appelle, en 1997, je me réunis avec Nunez (président du club), Robson et Mourinho. On m’annonce alors que je serai le nouvel entraîneur, raconte Van Gaal. C’était une grande surprise pour moi. Ce n’était pas prévu comme cela. En principe, je ne devais m’occuper que du centre de formation, pas de l’équipe. Mourinho non plus ne devait pas le savoir parce qu’il s’est mis dans une colère ! »

Évincer son mentor sous ses yeux, pour José c’en est trop, pas question de se taire. « Bobby m’a fait passer du bas niveau au très haut niveau. Je lui dois beaucoup », soulignera t-il à l’époque en menaçant de quitter le club. Lors de cette réunion, le Portugais décide donc de faire part de ses états d’âme. La méritocratie est une notion élémentaire chez Mourinho, il a bien l’intention de le faire savoir. « Je me sentais mal pour lui. Il était plus ou moins viré, raconte Van Gaal. C’était une situation inconfortable non seulement pour lui mais aussi pour Robson et pour moi. Je ne connaissais pas du tout Mourinho. Ce jour-là, j’ai découvert pour la première fois le Special-One. Quand je l’ai vu aussi furieux, je me suis dit que ce type avait un truc. J’ai donc décidé de l’engager. C’était un pari risqué, mais c’était ma philosophie. »

À cet instant, Van Gaal sauve la tête de Mourinho, Bobby Robson hérite du poste de manager général du club, José, lui, peut continuer son ascension à Barcelone. Son coup de sang a séduit. Il va pouvoir apprendre au côté du Néerlandais avec lequel il remportera deux Liga, une nouvelle Coupe du Roi et la Supercoupe de l’UEFA. Deux ans plus tard, il s’envole pour Benfica afin d’y devenir entraîneur à son tour. José est en marche vers son destin, celui d’un type spécial. « Je ne suis pas arrogant, c’est le monde qui est hypocrite. »

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