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Ahmed Sylla comédien français : « Un de mes rêves, c’est jouer à Dakar »

‘’Un de mes rêves notamment, c’est de jouer mon spectacle à Dakar’’, a déclaré Ahmed Sylla, 24 ans, né à Nantes, de parents commerçants qui se sont évertués à donner à leurs progénitures ‘’une éducation équilibrée : à la fois africaine et française’’.

‘’Ma première rencontre avec l’Afrique, et notamment le Sénégal, le pays de mes parents, remonte à 1997. C’est la première fois que j’y mettais les pieds. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cette époque, car je n’avais que sept ans !’’, raconte-t-il dans des propos relayés par le site dédié à l’actualité africaine par l’hebdomadaire français Le Point.

‘’En 2009, j’y suis retourné, pour la seconde fois, avec un ami et ses parents. Là-bas, j’ai fait la rencontre d’une partie de ma famille. J’ai découvert mes racines et une nouvelle façon toute simple et agréable de vivre. Cela m’a forgé et marqué. C’est pour cela que j’espère y retourner très prochainement, même si aujourd’hui le temps me manque’’, dit-il.

‘’Ma mère tient un petit restaurant africain sur Nantes. C’est une femme assez active dans la vie nantaise. Elle aime faire découvrir l’Afrique à travers les produits qu’elle vend’’, a relevé le jeune acteur, comptant deux frères et une sœur.

‘’Je n’ai pas fait d’école de théâtre. Juste des cours au collège, à l’Externat des enfants nantais, avec une professeur exceptionnelle, madame Moneger (Christine Moneger, NDLR). C’est la première personne qui m’a poussé à monter sur les planches’’, témoigne Ahmed Sylla.

Il ajoute : ‘’Elle m’a dit : +On parle souvent de toi. Il paraît que tu adores faire le pitre en cours. Viens faire du théâtre avec nous. Cela va t’aider à extérioriser tout ce que tu as+’’.

‘’Au début, raconte-t-il encore, j’étais un peu réticent. Le théâtre, pour moi, c’était Molière et compagnie ! Mais, après mon premier cours, je me suis juré de ne jamais arrêter. Lors des représentations de fin d’année, élèves, professeurs et parents nous applaudissaient ! C’était ma première fois de ne pas prendre d’heures de colle parce que je faisais rire les gens’’.

Selon lui, sur le plan professionnel, tout a commencé pour lui en 2010, en postant des vidéos sur Facebook. ‘’C’était juste pour faire rire mes amis, pour les amuser. Un jour, un producteur m’a contacté. Il s’appelle Samba Kanté. Il m’a proposé de rejoindre sa troupe pour des scènes ouvertes’’, révèle le jeune acteur.

‘’Même si je ne voulais pas faire de l’humour mon métier, l’idée m’a plu. J’ai donc pris le premier train pour Paris où j’ai intégré Le Samba Show. J’ai eu l’occasion de me produire dans des salles comme le Casino de Paris, le théâtre Bobino ou encore le Cabaret sauvage’’.

‘’En 2011, poursuit Ahmed Sylla, j’ai intégré, suite à un casting, l’émission de Laurent Ruquier, On n’demande qu’à en rire sur France 2. Tout est véritablement parti de là. J’ai été de plus en plus sollicité. Mais je faisais les choses sans me prendre la tête, sans calcul, même si aujourd’hui j’ai une équipe autour de moi, notamment mon frère, Moussa, qui est devenu mon manager’’.

‘’L’équipe d’Alice Nevers recherchait quelqu’un pour remplacer Noam Morgensztern. Il jouait Max, l’adjoint du commandant Marquand. Il ne s’agissait donc pas de trouver un comédien noir ou issu de l’immigration. Le challenge, c’était de trouver un acteur drôle, mais crédible en tant que policier. Le rôle me plaisait. J’ai donc tenté ma chance’’, fait-il savoir.

‘’Je veux tout le temps surprendre les gens, être là où ils ne m’attendent pas. Avec ce rôle sur la première chaîne de télévision française, beaucoup m’attendent au tournant. Ils sont nombreux à se demander ce que ça va donner. Je suis impatient qu’ils me découvrent lors de cette saison, parce que je sais que je vais les surprendre’’, souligne celui qui veut juste faire son bout de chemin en restant lui-même.

‘’J’ai été triste, comme beaucoup, à la disparition de Mouss Diouf, une personne pour qui j’avais de l’admiration. Grâce à leur parcours et à leur visibilité, on se dit que c’est aussi possible pour nous. Je n’essaie toutefois pas de marcher sur leurs pas. Je ne veux pas copier ce qu’ont fait mes aînés. Je veux juste faire mon bout de chemin et être Ahmed Sylla, c’est-à-dire être moi !’’, déclare-t-il.

APS

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