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Afrique du Sud: coup de ceinture mortel à l’école, un enseignant arrêté

2014-04-06T16:45:16+00:00 Partages
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Un enseignant de collège près de Johannesburg a été arrêté, suspecté d’avoir tué un élève en le frappant avec une ceinture à la tête pour le punir, a-t-on appris auprès des autorités provinciales mercredi.

« L’enseignant a été arrêté puis remis en liberté sous caution et retiré de son environnement scolaire. Les chefs de poursuite sont très graves. En Afrique du Sud, les châtiments corporels sont totalement interdits par la loi », a indiqué à l’AFP Phumla Sekhonyane, porte-parole du ministère provincial de l’Education dans la province du Gauteng.

« Les parents ont porté plainte pour tentative de meurtre », selon Mme Sekhonyane. Deux enquêtes sont en cours, l’une de la police et l’une du ministère employant l’enseignant.

Le drame remonte au 17 mars, selon le quotidien The Star, qui cite la mère de l’enfant.

Sizwe, en 10e classe (tranche d’âge des 16 ans), est rentré de l’école en se plaignant d’un mal à la tête. Plus tôt dans la journée, il s’était fait réprimander par un professeur, qui lui avait donné un coup de ceinture à la tête parce qu’il faisait du bruit en classe.

Une autopsie est en cours pour déterminer les causes exactes de son décès. Selon sa mère, quand il a finalement été hospitalisé, il avait l’oeil enflé et du sang sortant par l’oreille et le nez. Celle-ci s’était au départ contenté de lui donner de l’aspirine et a tardé à voir un médecin faute de moyen de transport pour aller à l’hôpital.

Qu’on soit garçon ou fille ne fait aucune différence, les problèmes de discipline à l’école se règlent encore souvent par les coups en Afrique du Sud.

La moitié des élèves sud-africains subit des châtiments corporels (49,8% en 2012, 47,5% en 2008), selon le Centre pour la justice et la prévention de la criminalité (CJCP).

Les châtiments corporels ont été interdits en 1996 et les enseignants risquent la radiation à vie, mais le phénomène a cependant pris de l’ampleur ces dernières années dans certaines provinces. Plusieurs dérapages ont obligé le gouvernement à diffuser un rappel à l’ordre public en avril 2013.
Afp

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